[VIDEO] Un cours Freestyle avec Aurélie de Mévius – Jazon

Aurélie de Mévius est instructrice Parelli 2**, elle est en formation chez Linda et… Elle est belge ! J’ai pris mon premier cours Online il y a quelques temps, vous trouverez mon compte-rendu ici. C’est lors d’une très belle après-midi de printemps qu’elle est revenue à l’écurie. Cette fois, j’ai préféré prendre mon tout premier cours Freestyle ! Pour les non initiés, chez Parelli, Freestyle est le savvy de la monte sans contact. L’idée est d’arriver à ne communiquer qu’avec son corps. C’est, dans la progression du PNH, le prérequis avant de monter en Finesse, c’est-à-dire la monte au contact.

Jazon ouvre le bal. Je commence la détente Online : j’opte pour le jeu du cercle au fond de la piste, là où ça fait peur, afin de combiner échauffement physique (le cercle) et mental (quelle réaction au fond de la piste aujourd’hui ?). Ça ne rate pas, il tourne totalement RBE (cerveau droit extraverti = flippé et en fuite) avec je-ne-sais-quoi au fond, donc j’établis une pause au cône dans le coin effrayant. Ce genre de stratégie est typique du “projet” de Michaël Wanzenried, instructeur 4**** (pour les membres du Savvy Club, vous trouverez deux vidéos à ce propos). Le problème, c’est que quand un cheval passe RBE, il a besoin de bouger : les transitions montantes sont parfaites, les transitions descendantes sont catastrophiques. Pour chopper un bel arrêt au cône, il a fallu monter en phase une ou deux fois. J’ai quand même quelques pauses et relâchement d’adrénaline au plot.

Jazon un peu RBE

Aurélie me rejoint, me demande quelle est ma stratégie… Et me fait remarquer qu’on est dans une stratégie “spatiale“, ce qui n’est pas mauvais en soi… Elle me demande : quel âge il a ? Combien de fois tu l’as vu passer RBE ? Est-ce qu’il a spécifiquement un problème avec cette zone, ou est-ce que c’est dans sa nature profonde ?

Une stratégie spatiale avec un cheval expérimenté, d’âge, ce n’est peut-être pas toujours le plus pertinent. On essaye autre chose : MOI, l’exercice et JAZON. Focalisation à fond sur ce joyeux trio. Le monde doit s’écrouler sans que l’on ne s’en rende compte.

Un peu de calme

Il faut que JE sois la raison du calme de Jazon. Bon, déjà, elle l’observe un peu et ne le trouve pas si RBE. Il s’est calmé certes, mais elle le situe plutôt entre la limite LB et RB (ce qui est un éternel problème avec lui – mais qui signifie qu’il est assez centré quand même). Elle choisit donc la stratégie du jeu : je serais obligée de me focaliser sur lui, et ça l’aidera à ne pas s’occuper du reste.

Avant cela, je dois obtenir un ou deux bons cercles : la responsabilité du cheval sur le cercle, c’est de maintenir l’allure demandée et la direction. Or, quand Jazon arrive dans le fond, soit il s’arrête et tente de faire demi-tour, soit il se jette dans le galop pour viiiite passer le dangereux coin mangeur de poney. Tant qu’on n’a pas un cercle au trot comme je le demandais, on ne joue pas. Or moi j’étais déjà partie pour faire autre chose… Non ! Tant qu’on n’a pas l’étape 1, on ne passe pas à l’étape 2. Évident, je sais bien… On constate aussi que le porc-épic est “cassé”, comme dit Aurélie. On répare ça, puis on avance. C’est tout.

Le coin fatidique.
Le coin fatidique, où je perds le trot.

Avec un peu de persévérance et de rigueur, Jazon finit par m’offrir de jolis cercles, de beaux départs léger et réactifs. C’est le moment de faire des changements de direction. Encore une fois, facile côté porte, difficile côté fond. Donc Aurélie me fait travailler sur 2 choses :
le rappel en porc-épic plutôt qu’en conduite (Jazon résiste dans la nuque quand il ne veut pas venir)
le placement de mon corps : faire dans mon corps ce que je veux que Jazon fasse.

Le porc épic est "cassé"

Autrement dit, avoir les deux yeux et les deux épaules de Jazon avant de demander quoique ce soit, et qu’il cède dans la nuque au porc épic avant de demander. Ensuite, tourner mon buste là où je veux qu’il aille, fermer l’autre sens avec mon épaule (difficile à imager haha), bref, que tout mon corps ouvre une porte d’un côté et en ferme une de l’autre. Ca marche hyyyper bien.

Elle me rappelle aussi l’ordre des jeux : le porc-épic vient avant la conduite. Ce n’est pas pour rien. Or, la conduite semble tellement facile pour la plupart des cavaliers qui s’y mettent, qu’on zappe souvent le porc-épic qui est parfois bâclé.

Aurélie me montre : à gauche, elle ouvre la porte avec la longe, à droite, elle ferme (imaginez le stick au bout de sa main).
Aurélie me montre : à gauche, elle ouvre la porte avec la longe, à droite, elle ferme (imaginez le stick au bout de sa main).
Ah un beau départ, super joueur, comme je les aime !
Ah un beau départ, super joueur, comme je les aime !
En plein changement de main
En plein changement de main

Aurélie me file une super technique pour mieux gérer stick et longe avant le changement de main. Je change mon stick de main avant de demander même un rappel, mais je croise mon stick sous ma longe pour garder la direction vers les hanches si besoin.

Encore un changement de main
Encore un changement de main. Cette fois j’attends bien qu’il me fasse face avant de demander la nouvelle direction.

Il finit super joueur et LBE, un peu couillon, comme je l’aime quoi il était tout à fait extraverti, alors qu’Aurélie l’avait vu dans un jour plutôt LBI, donc j’étais super contente Bref, c’est le moment de se mettre en selle…


Je lui explique qu’en Freestyle total (sans rênes du tout), j’ai beaucoup d’émotions dans les transitions, alors que si je travaille au contact, que j’avance mes mains, que j’ai les rênes longues, j’ai des transitions à l’énergie sans aucune émotion. Elle me dit : “ça t’étonne ?”…

Un cheval RBE aime bien qu’on le prenne par la main, et là c’est le contact qui le rassure, qui le contient. En Freestyle, il est tout seul : il doit se débrouiller… Et ça le stresse. Un manque de responsabilité et d’autonomie, somme toute. Pas étonnant quand on sait que je le couve pas mal.

On commence par trotter, et dès qu’il accélère (on était dans le fond donc il a souvent accéléré), petit cercle, en faisant attention à mon focus. C’est pas terrible, Jazon est pas tellement avec moi.
Puis transitions du trot vers le pas : arrrghhh c’est mauvaaaais Razz Aurélie me fait remarquer que c’est pas clair ma façon de monter en phase : je secoue mes rênes comme en yoyo, et clairement à part lui secouer les rênes dans la figure rien ne se passe. Alors elle me dit de garder une rêne (pas tendue) neutre, et avec l’autre, la monter jusqu’à faire bouger le licol (phase 3), et éventuellement un coup sec vers le haut (phase 4).

Elle m’explique aussi qu’un cheval qui a un mauvais reculer aura une mauvaise transition descendante : bingo, le reculer de Jazon n’a jamais été très bon. Donc d’abord un bosse le reculer, puis on retourne sur trot/pas. Il faut quelques essais avant d’avoir 2 très bonnes transitions à l’énergie des deux côtés. Et reculer s’il avance, pas juste arrêt.

Les bons points, c’est qu’elle m’a dit que je savais très bien utiliser mon corps et que c’était pas ça le problème. En fait, un peu quand même : quand je voulais ralentir, je prenais pas le temps de VRAIMENT demander à l’énergie avant de demander en phase 2. Une fois que j’ai pensé “comment je fais au contact déjà ?”, tout allait mieux ! Donc mon corps je sais comment le gérer, maintenant penser à faire participer Jazon, à ne pas exiger, mais à demander et corriger dans le calme. Ne pas oublier la phase 1 (quand même), beaucoup récompenser au moindre relâchement.

Se remémorer que quelques soit le savvy, Finesse ou Freestyle, on utilise notre corps pareil.

Le cours de Trifine arrive très vite 🙂

 

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