Vers un dressage sans mors

Je monte avec un mors lorsque je fais du dressage. Les raisons, je les détaille dans un article que j’ai écrit il y a plusieurs mois. Je n’ai pas changé d’avis depuis, mais j’aimerais travailler en parallèle les exercices de basse école en cordelette. Pourquoi ? Pour affiner la réponse à l’assiette, pour assister de moins en moins mon cheval dans la recherche d’un équilibre à deux. Bien sûr, je ne rejette pas le contact qui pour moi est essentiel : soutien inévitable de l’étirement de la ligne du dessus, de la musculation des muscles dorsaux de l’encolure qui sont indispensables plus tard, communication très fine qui permet de doser à quelques grammes près le dialogue vers la bouche/l’ennasure, et bien sûr, sans contact au préalable, il n’y a pas de descente des aides, le Graal en dressage ! La descente des aides, c’est le moment où votre cheval a trouvé, grâce à votre aide, l’équilibre parfait, l’instant magique il n’a plus besoin de vous pour évoluer. On met un temps fou pour y arriver, mais on travaille tous dans ce but ultime.

Travailler sans mors, c’est aussi, pour moi, une manière de vérifier que le mors ne fait pas office de cache-misère, qu’on ne force pas l’attitude, qu’on ne force pas mentalement le cheval, que mécaniquement, physiquement, psychologiquement, notre cheval est avec nous, qu’il en a l’envie et qu’il y trouve du confort. Le partenariat se vérifie très bien sans mors : on trouve ce qu’il manque à notre communication. Pour Jazon et moi, c’était la réponse à l’assiette. Avec un mors, je ne dirige pas avec les rênes, mais leur présence change tout : sans mors, j’ai une réponse plus diluée à l’assiette.

Pour vous montrer où en est notre travail aujourd’hui, je vous propose deux vidéos : un extrait d’une séance de dressage, et un extrait d’une séance Freestyle avec quelques instants où j’essaye de mobiliser le postérieur interne par l’évasement du cercle et par l’épaule en avant.

Lors de cette séance, je travaillais les changements d’attitude, en vérifiant que Jazon demandait l’extension d’encolure et pas l’inverse. L’idée c’est de le relever petit à petit pour passer sur un équilibre plus sur les hanches. Quelques instants de cafouillages sont dus aux premières hanches en dedans sur le cercle, et une incompréhension du départ au galop.

Ici, notre deuxième séance en cordelette. Il n’y aucun code pour l’attitude : Jazon choisit la hauteur de son encolure et la fermeture de la nuque comme il le souhaite.

 

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