Pete Ramey et le soin naturel des sabots – Partie 1

Quand on s’intéresse de près aux pieds-nus et leur entretien, on se met à arpenter longuement les lignes du blog de Guillaume Parisot, véritable mine d’or sur le sujet. Puis on se décide à acheter un premier bouquin sur le sujet, par un des grands noms du “Natural Hoof Care”, littéralement : “soin naturel des sabots”. Finalement on se rend compte que ledit Parisot est assez fan dudit spécialiste, j’ai nommé : Pete Ramey.

Qui est Pete Ramey ?

Pete RameyPete Ramey à l’origine, est un maréchal-ferrant américain qui entend parler du pied-nu. Il s’y met et il constate des résultats brillants, il écrit alors son premier bouquin en 2000 : Making Natural Hoof Care Work for you (qu’on peut traduire par “Pour que le parage naturel fonctionne pour vous”). Ce n’est certes pas son livre le plus récent, bien qu’il reste un bon classique. Si je ne m’abuse, il a encore évolué depuis… Et il a aujourd’hui une assez vaste gamme. Il me semble également qu’il existe une version du livre en français.

Le cheminement vers le parage naturel

Connaissez vous Jaime Jackson ? L’homme à l’origine du concept de Paddock Paradise ? C’est grâce à son livre “Horse Owners Guide to Natural Hoof Care” que Pete a eu une révélation. D’ailleurs, il précise à quel point l’ouvrage de Jackson est un prérequis nécessaire à la lecture de ses recherches sur le parage. Honte à moi, je ne l’ai pas (encore) lu… Le voilà donc qui se lance un défi avec des chevaux de rando : sur 18 chevaux, 10 avaient les pieds trop plats et la corne trop tendre. Ce sont ceux-là qui l’ont amené à beaucoup étudier la question.

Ce que j’a-dore avec Ramey, c’est qu’il répète environ 164 fois dans son livre qu’il n’y a pas de recette toute faite pour le parage : chaque pied est différent ! Ça change des recettes “universelles” Strasser/LaPierre et toute la clique, même s’il y a du bon à prendre partout.

La protection que le fer offre est principalement dans la tête des gens, de toutes façons.”

Il est strictement contre les fers, parce qu’on a démontré qu’ils causent des contractions, des invasions bactériennes, réduisent les absorptions de chocs, etc… Les chevaux n’ont pas mal aux pieds de base, ils ont mal parce que le pied est affaibli à cause du fer que l’on a mis par convention. Enfin encore une fois, son côté bon chrétien (God a même une petite dédicace dans la préface – c’est un bon Américain, quoi) insiste sur le fait qu’il souhaite établir un pont entre les maréchaux-ferrants et les pareurs. Il est bien, ce Ramey.

Chapitre 1 : notre modèle, le sabot du cheval sauvage

Ce chapitre s’attache essentiellement à résumer les recherches de Jaime Jackson sur les chevaux sauvages. Si vous avez lu Paddock Paradise (ou mon article), vous avez déjà une bonne idée de l’histoire.

A quoi ressemble un pied de cheval sauvage, sain ?

Un VRAI piedIl doit être court, avec peu ou pas de paroi dépassant de la sole. Les talons doivent être bas. La sole doit être concave, la fourchette doit avoir une texture de cuir. Seimes, fissures, cassures sont absentes. Il présente ensuite des photographies d’un pied d’un cheval sauvage, jamais touché par l’homme.

Il insiste particulièrement sur la concavité du pied : un cheval ne devrait pas avoir les pieds plats (comme pour le ferrage), mais devrait avoir une courbure similaire à celle de notre pied, au niveau des quartiers.

La concavité naturelle du pied
La concavité naturelle du pied

VERSUS

Méga pied plat
Méga pied plat – droits réservés (https://shiningking.wordpress.com/)
Chez les humains, c'est pareil ! Un pied plat, ce n'est pas normal !
Chez les humains, c’est pareil ! Un pied plat, ce n’est pas normal !
Le mustang roll, c'est l'arrondi sur toute la paroi.
Le mustang roll, c’est l’arrondi sur toute la paroi. Certains l’appellent “chanfrein”.

Il souligne également l’importance du fameux “mustang roll“, naturellement présent chez les chevaux sauvages : il prévient effritements/cassures/seimes causées par des chocs. Bien sûr, les chevaux domestiques n’ont pas de mouvement permanent sur des sols durs, secs, rugueux, permettant d’obtenir ce roll. Comme je préfère laisser la parole aux spécialistes et qu’on a d’excellents articles sur Internet, allez donc voir cette traduction de Guillaume Parisot sur le roll et le pourquoi du roll.

Il termine le chapitre sur la photo d’une coupe latérale du pied : on constate l’épaisseur du coussinet plantaire et de la fourchette, la quasi inexistence des glomes, les talons très bas, les pieds courts et la sole fine mais concave. Pour Ramey, c’est la domestication qui entraîne des maladies introuvables chez les chevaux sauvages : fourbure, maladie naviculaire, etc… Et fini sur une phrase très pertinente :

If we’re so smart we should be able to provide care that is superior to no care at all; right?”

(Si l’on est si intelligent, on devrait pouvoir fournir un soin supérieur à aucun soin du tout, n’est-ce pas ?)

Chapitre 2 : Le pied domestique

Les pieds des foals poussent très vite dès la naissance car le poulain doit pouvoir s’adapter et suivre le troupeau rapidement. Or, P3 (3ème phalange ou “coffin bone” en anglais) est conçu comme un sabot miniature : elle doit être à peu près parallèle au sol. Pourtant, ce n’est pas ce qu’on montre dans les manuels.

(Droits réservés) Un pied correctement équilibré !

Or, si on laisse les pieds du poulain pousser trop vite sans y toucher, les talons trop hauts vont entraîner P3 à s’appuyer sur sa pointe et imposer un stress sur le chorion laminaire (le chorion étant le tissu entre le contenant du pied – boîte cornée – et le contenu – os, coussinet plantaire).

Structure du pied : regardez où se situe le chorion.
Structure du pied : regardez où se situe le chorion.

Dans tous les cas, le pied doit être soigneusement entretenu dès la naissance ou le foal risque de prendre une mauvaise direction dès le départ, et ses pieds en seront l’indicateur tout au long de sa vie. Lorsque les talons sont hauts, P3 appuie sur sa pointe. A chaque pas, cela engendre un choc sur le chorion. P3 est donc poussée plus bas dans la boite cornée.  A l’inverse, une pince trop longue entraîne un évasement à cause de pressions anormales.

Le problème avec les talons trop hauts... Droits réservés Pete Ramey
Le problème avec les talons trop hauts…
Droits réservés Pete Ramey
Le problème avec une pince trop longue.... Droits réservés Pete Ramey
Le problème avec une pince trop longue….
Droits réservés Pete Ramey

P3 n’est plus du tout à sa place sur ces images ! On en arrive à parler de la “coffin bone rotation” (rotation de P3), dont on parle fréquemment pour les chevaux fourbus. C’est toutefois possible de la régler, puisqu’en fait l’os n’a pas bougé, mais c’est bien le pied qui a changé de position autour de l’os. Traditionnellement, on dit que P3 est “suspendue” dans la boîte cornée, et qu’à cause d’une trop forte pression sur le tendon, elle “tombe”. Ce n’est pourtant pas le cas… Vous ne comprenez toujours pas ? Regardez cette très courte vidéo :

La rotation serait causée par le fléchisseur profond qui tirerait sur P3 : donc les gens essayent d’éviter la rotation par plein de moyens divers. C’est accomplir l’impossible ! Pete Ramey préfère parler de “hoof separation” (séparation du pied). Selon lui, c’est très fréquent et ne peut pas être réduit à un cas de fourbure. Lorsque le chorion est attaqué, la seule chose à faire est de stimuler la pousse d’une nouvelle corne saine, correctement attachée autour de P3, simplement en enlevant les pressions néfastes qui s’exercent. Lorsque P3 est bien parallèle au sol, les pressions se répartissent harmonieusement.

Concernant les pieds qui s’évasent, se fendillent : ils essayent uniquement de s’adapter aux conditions auxquelles ils sont soumis… Celles de la domestication, sur des terrains “trop” doux, mous et humides !

Une note sur les chevaux de trait : bien qu’ils s’adaptent parfaitement au parage naturel, ils ont tendance à avoir le pied légèrement plus plat que les races plus légères. Il existe sur le site de Pete Ramey un splendide article très complet sur les chevaux de trait et les pieds-nus.

Et la compétition, dans tout ça ?

Ravel, cheval de dressage pied-nu, monté par Steffen Peters
Ravel, cheval de dressage pied-nu, monté par Steffen Peters

Si pour que tous les chevaux soient pieds-nus et exemptés de ferrage (un acte nocif pour le fonctionnement du pied), il fallait modifier les standards de la compétition, il ne faudrait pas hésiter. Notre plaisir de réaliser des performances sportives doit passer après la santé de nos chevaux. C’est en tout cas le point de vue de Ramey. Mais heureusement, cela n’est absolument pas nécessaire ! Un pied nu bien entretenu est plus sain que n’importe quel pied ferré, et donc parfaitement apte à être très performant !

Chapitre 3 : Les bases du parage naturel

A natural trim is NEVER invasive” – (un parage naturel n’est JAMAIS invasif)

Apprenez à “lire le sabot” : le modèle du cheval sauvage est un guide… Rien d’autre.

J’ai adoré les conseils de Pete Ramey avant de parer : prendre le temps d’être avec le cheval et d’en faire un ami, faire attention à ce qu’il soit bien équilibré avant de demander un pied ; travailler où le cheval est à l’aise.

Attendre que le pied soit laid pour parer est une grande erreur : les dommages ont déjà été faits. D’autant plus qu’une pousse excessive entraîne la production d’une sole plus fine… L’inverse se produit lorsque le pied est régulièrement stimulé.

Gros souci d'évasement par la pince ici... Alors que la ligne entre la corne et la pince devrait être droite et pas courbe.
Gros souci d’évasement par la pince ici… Alors que la ligne entre la corne et la pince devrait être droite et pas courbe.

Mettre le cheval sur une surface lisse est un prérequis à toute observation fiable. Les évasements seront à prendre en compte très sérieusement, car cela signifie qu’il y a eu de la pousse excessive, ce qui induit de potentielles faiblesses. La corne doit pousser en ligne droite vers le sol à partir de la couronne.

Alors… Il marche sur la paroi, ou sur la sole, le cheval ?

La paroi ne doit jamais dépasser de la sole : cela empêchera qu’elle s’endurcisse comme cela est prévu. Il faut que la partie extérieure de la sole (qui longe la paroi) travaille ! Si elle n’est pas contre le sol et donc stimulée… Alors autant mettre des fers, car cela revient au même ! La plupart des maréchaux disent que le cheval marche sur sa paroi : c’est vrai, si on parle de ferrage ! Pourtant, les pieds normaux marchent sur la sole… Pete conseille de laisser la paroi à peine au dessus de la sole (1,5 mm approximativement), mais pas plus.

Bref, quSole émailléeid du parage de la sole ? Pour Ramey, c’est délicat. Si la sole est coupée d’une quelconque manière, on empêche la concavité du pied. L’idée, c’est de laisser la concavité revenir d’elle-même sans toucher à la sole, mais en la stimulant par le contact au sol et par le plus de mouvement possible. Il conseille toutefois d’enlever toute sole friable, de mauvaise qualité : ce n’est que de la vieille sole que le cheval tente d’éliminer. La sole extérieure que l’on veut caleuse est un bon indicateur de la qualité globale de la corne : lorsqu’elle est “flaky” (écaillée, émaillée) comme sur cette photo, elle n’est pas de bonne qualité et il s’agit essentiellement d’excès que le pied tente d’enlever.

Selon lui, les lacunes latérales et la fourchette sont aussi d’excellents indicateurs de la position de P3, de la possibilité de concavité du pied, et de la longueur à donner à la pince et aux talons.

oulalalala...
Oulalalala… Ne faites pas ça ! L’épaisseur de la sole à la jonction de la fourchette est infime !

Il insiste particulièrement sur la jonction entre la sole et la fourchette, comme indicateur à ne jamais dépasser : si l’on pare trop cette zone, le cheval aura bel et bien les pieds plats, car P3 descendra trop bas dans la boite cornée et ne permet pas la concavité nécessaire du pied. Souvent, on procède ainsi pour créer une concavité artificielle… Mais ce n’est pas le chemin à prendre ! On risque de causer des dégâts… Il faut rester patient et attendre que la concavité vienne d’elle-même.

Les talons doivent être le plus bas possible, en fonction de la morphologie du pied bien sûr. Ils doivent être épais et forts. Toutefois, il faut compter sur le temps et faire plusieurs petits parages…. Et ne jamais tout enlever d’un coup ! Garder cette idée de laisser la Nature faire son œuvre, en la guidant subtilement. Généralement, selon Ramey, s’il y a un talon plus haut que l’autre, on arrive dès le premier parage a rééquilibrer uniquement parce que le pied sera en train d’essayer de rétablir l’équilibre par lui-même, en produisant un peu plus de sole friable d’un côté que de l’autre… Il suffit juste de suivre la sole. Idéalement, ils ne doivent pas descendre en dessous de la zone la plus large de la fourchette.

Les barres sont elles aussi à l’origine d’un grand débat : faut-il les laisser car elles supportent du poids, ou non ? Ramey explique qu’elles supportent en effet un peu de poids, qu’il appelle “charge passive” : elle ne doivent jamais avoir la même longueur que la paroi, mais ne doivent pas être retirées totalement non plus. L’idée, c’est de les parer de manière à ce qu’elles forment une ligne droite du glome vers la fourchette, sans jamais atteindre la sole de bonne qualité toute fois ! Suivre la sole devient un véritable leitmotiv.

Et les hématomes ?

Une note sur les hématomes que l’on aperçoit bien sur certains pieds à corne blanche (Trifine rentre parfaitement dans le cas) : il ne faut pas avoir peur de parer sur un bleu ! Ramey explique que ce sont des points de pression qui prouvent souvent que le parage n’est pas bon. Il raconte d’ailleurs qu’il ne voit que très rarement des bleus sur des chevaux dont le parage est soigné, tandis que c’est fréquent sur des chevaux ferrés ou mal parés. (Gloups, Trifine est bourrée de bleus depuis quelques mois…)

Intéressante remarque : on entend parfois dire qu’un parage tout récent fait souffrir les chevaux, car la circulation est rétablie dans le pied et le cheval sent à nouveau ses pieds, dont les lésions internes déjà existantes. Si mes souvenirs sont bons, je crois que c’est notamment une des théories de Strasser. Pete Ramey s’oppose totalement à cela : un parage ne doit jamais causer de souffrances… Point, à la ligne.

La concavité : on fait quoi ?

Bon, ça semble évident pour certains, pas vraiment pour d’autres… La concavité se forme toute seule, on ne taille pas un pied concave ! Sur les chevaux souvent en mouvement, la corne sera de toutes façons plus fine et plus facile à parer en quartier. On en revient à l’idée de suivre ce que le pied nous dit.

La fourchette est l’amortisseur du cheval. Sans elle, le cheval n’accroche pas aux terrains rugueux comme l’asphalte ou les sols de montagne. Elle compose une seule et même entité avec les glomes sur les pieds naturels. Chez les chevaux domestiques, les talons sont tellement contractés que la fourchette ne sert plus à rien, sauf éventuellement à être un nid à bactérie. Encore une fois, il ne faut retirer que les excès ou les bouts de fourchettes déjà morts. Sur cette partie, Pete Ramey conseille d’aller voir son site web pour toutes les mises à jour.

Partie 2 ici ! 🙂

Précision importante : ceci est une fiche de lecture, et non pas un mode d’emploi ! Je m’attache à partager ce que ce livre en particulier contient. Il ne faut donc pas tout prendre comme une vérité absolue.

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9 thoughts on “Pete Ramey et le soin naturel des sabots – Partie 1

  1. Je tombe par hasard sur cet article via FB, et c’est la photo du pied de mon cheval qui illustre le “méga pied plat”

    Et malgré toutes les foudres des vétos, MF, ostéo, et les réticences de nombreux enseignats quand ils voient arriver un PS sans fers, il est toujours pieds-nus, travaille 4 fois par semaine dans une vie de “cheval de loisir sportif” dirons-nous (dressage, saut, cross, beaucoup d’extérieur aux beaux jours, TREC, hunter)

    Bien sur il n’a plus les pieds plats, parce que de bons parages menés par un vrai bon pro nous on permis d’améliorer grandement ça. Parce qu’un pied, ca peut évoluer, si on lui en donne la possibilité (c’est à dire pas lui clouer des fers avec plaques sans chercher plus loin…), mais ça peu de gens l’imaginent

    1. Ah ! Je suis ravie d’avoir ce témoignage, c’est génial !
      Bravo pour votre persévérance, on sait tous combien c’est difficile. Vous n’imaginez pas l’enfer avec un cheval de trait…
      Bien sûr, je me suis permise d’utiliser la photo mais sans aucun jugement. J’espère que vous n’avez pas pris la chose comme si je passais pour une donneuse de leçon, les pieds de mes chevaux étant loin d’être parfaits 😉 J’ai d’ailleurs failli utiliser des photos des pieds de MA jument, mais celle-ci était de meilleure qualité et permettait bien mieux d’observer le défaut.
      N’hésitez pas à publier ici en commentaire ou bien à me transférer une photo de votre cheval maintenant, ça pourrait être très intéressant comme preuve que tout est possible avec du bon boulot !

      1. Non aucun soucis pour la photo, la revoir m’a fait réaliser l’énorme chemin parcouru! maintenant que ces pieds sont corrects (pas super bien équilibrés, encore des évasements, mais il se déplace tellement bien!), je prends moins de photos de suivi, mais il me faut en faire des récentes, avec une jolie concavité, et surtout des pieds qui restent équilibrés sans devoir les retoucher trop fréquemment! La plus belle des victoire, partir sur le cross ou en trotting, avec un cheval “qui ne pourrait rien faire sans fers” 😉

  2. Bonjour à vous,

    Merci beaucoup pour ce grand et beau résumé du livre de Ramey; vous transcrivez bien son Esprit et cela m’aide grandement à comprendre de façon scientifique, donc concrète, tout ce que le pied équin nous révèle subtilement !

    Personnellement, j’ai la chance de partager ma Vie avec un cheval trotteur possédant de base des pieds nus mécaniquement très fonctionnels. Seulement voilà, après avoir testé 3 maréchaux différents, qui ne paraient pas efficacement (laissant des évasements restant, ne regardant même pas la locomotion ou même ne serait ce que le dessous du pied ! …), puis demandé l’aide de 3 podologues, sans succès car soit situés trop loin, soit ne prenant plus de nouveaux clients (autrement dit, on nous laisse 1 peu tomber quand même …); je ne souhaitais vraiment pas que les “bons” pieds de mon cheval deviennent contreproductifs à cause d’1 maréchal incompétent à ce niveau … he bien j’ai donc décidé de me débrouiller seule pour son parage, en me renseignant de tous côtés bien entendu.
    Et c’est Ramey qui m’a principalement permis de comprendre la bonne marche à suivre, en lisant les pieds de mon cheval et parant sans être intrusive ! Quand on y réfléchit pleinement, je trouve que tout ce qu’il explique reste très logique et intuitif en fait, d’où son efficacité sur un pied nu. Il doit également être bon pédagogue car j’aime sa manière de dire par ex qu’il faut “prendre son temps avec le cheval”.
    Du coup, j’ai testé (précautionneusement tout de même) mon 1er parage perso hier avant 1 rando tous reliefs, tous types de chemins, en appliquant le principe de ne pas toucher à la sole, et quel ne fut pas mon Bonheur de constater que mon cheval marchait du tonnerre sans trébucher ! Alors voilà, bien sûr que je ne me permettrai pas sur 1 autre cheval ou 1 à pieds naturellement pathologiques, mais là je poursuivrai mon suivi et entretien de manière régulière sur mon propre cheval.

    Enfin, après avoir lu le 1er commentaire de Himaliae, je trouve aberrant que presque tous les professionnels (y compris l’ostéo !) voient d’1 mauvais oeil le fait qu’un PS puisse mieux évoluer sans fers …

    Désolée pour le roman, mais je souhaitais ainsi vous dire 1 grand merci pour votre site et cet article très éclairant ! =)

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