Pauline Beulze, c’est de l’or en barre !

Je sais, je sais… J’ai mis un temps fou à publier ce compte-rendu, mais ça y est !

J’ai eu l’immense chance de participer, les 7 et 8 juin derniers, à un stage que donnait Pauline Beulze en Anjou. Oui, oui, la Pauline de Naïade, celle qu’on a toutes et tous suivi assidument sur son Skyblog de rêve… Pauline, pour résumer, c’est une fille incroyable, c’est presque la femme qui murmurait à l’oreille des chevaux. Elle a un feeling, un truc que les autres n’auront jamais. On l’admire, on en rêve, et accessoirement on l’envie terriblement.

Pauline & Naïade

Alors lorsque j’ai vu qu’elle donnait un stage à une heure de ma pension… Difficile d’hésiter.

Jazon a donc embarqué la veille avec Paserine, la jument de Rachel, direction le centre équestre de Mauny à Trémentines. Encore une fois, monter dans le van n’est clairement pas un problème pour Jazon, et de le voir voyager aussi détendu m’a bien apaisée. Une fois les poneys dans leur pré, les cavalières ont filé dans leur lit pour bien se reposer en vue d’un week-end très chargé…

La belle Paserine, et caché derrière, Jazon.
La belle Paserine, et caché derrière, Jazon. Droits réservés.

Jour 1

La team savoirs 1 à 3.
La team savoirs 1 à 3. Crédits : Delphine Laborde.

Samedi matin, 8h30 aux écuries, nous rencontrons enfin Pauline. Ce petit bout de femme est très surprenant, d’un dynamisme et d’une énergie rayonnante. Ça se présente très bien pour ces deux jours. A priori, j’ai possibilité de faire un travail orienté Philippe Karl à cheval, alors que le reste du groupe travaillera en éthologie. Premier (très) bon point : Pauline n’est pas fermée et accepte volontiers de personnaliser la formule, et ça, c’est génial.

Deux groupes, un “petit” niveau et un meilleur. Bon, bien évidemment, Jazon et moi allons du côté des débutants. Le matin, travail à pied. Après une brève présentation de chaque participants (d’où viennent-ils, que font-ils, que veulent-ils faire), Pauline passe en révision les grosses bases : déplacer les postérieur des deux côtés, au regard, sans que le cheval n’avance ou ne se tourne. Flexions latérales légères des deux côtés et du côté opposé. Descendre la tête au licol et à la nuque. Reculer par sensation au licol légèrement et droit (céder/demander pour aller plus vite). Désensibilisation. Déplacer les épaules par sensation. Immobilité.

Delphine et son superbe Avel.
Delphine et son superbe Avel.
La très jolie Allmighty, un tantinet... jument ! et sa propriétaire Anne-Claire.
La très jolie Allmighty, un tantinet… jument ! et sa propriétaire Anne-Claire.
Nez-au-vent, flegmatique barbe sur lequel j'ai vraiment craqué !
Nez-au-vent, flegmatique barbe sur lequel j’ai vraiment craqué !
Mélina et son adorable petit Ultra, poney pétillant et super expressif.
Mélina et son adorable petit Ultra, poney pétillant et super expressif.
Julie & sa belle Fiore, qui malgré son âge est d'une générosité enviable !
Julie & sa belle Fiore, qui malgré son âge est d’une générosité enviable !
Adeline et son joli poney frondeur.
Adeline et son joli poney frondeur.
Et bien sûr, Pauline, dont le sourire éclatant reflète bien la personnalité !
Et bien sûr, Pauline, dont le sourire éclatant reflète bien la personnalité !
La belle Paserine et Rachel.
La belle Paserine et Rachel.

Jazon était d’humeur taquine et pas vraiment concentré. Donc globalement, il avait très envie de se cabrer et de faire du pas espagnol, mais pas du tout de déplacer des postérieurs ou donner des flexions latérales. Difficile de lui en vouloir, dans un environnement nouveau, c’est toujours différent.

Ca, c'est bien plus rigolo que les flexions latérales.
Ça, c’est bien plus rigolo que les flexions latérales. Crédit : Anne-Claire Chupin.

Karl, mon amour !

C’est avec plaisir que j’ai retrouvé le travail façon Karl, par le biais de Pauline. Nous commençons à pied : on aborde le fameux fléchi droit, des deux côtés, en station. On vérifie que le cheval donne bien sa bouche, on travaille la légèreté… On le travaille en mouvement. A priori, ce n’est pas un exercice qui posera problème, Jazon étire bien splénius et brachio-céphalique du côté externe. Ensuite, nous nous essayons au déplacement des hanches sur le cercle, des deux côtés. Plus difficile pour moi, j’ai du mal à visualiser ce qu’on cherche à obtenir. Enfin, contre-pli, des deux côté, ça on connaît. On enchaîne contre-pli et marcher droit en extension d’encolure, les changements d’attitude du cheval travaillant différents muscles en contraction / élongation et l’incitant à chercher l’extension.

En selle, (il fait horriblement chaud), on répète ce qu’on a essayé à pied. En premier lieu, fléchi droit des deux côtés, suivis d’extensions d’encolure sur une volte. A noter : lorsque l’on demande une flexion latérale en ligne droite, il faut bien user de la rêne d’ouverture pour aspirer les épaules lorsque le cheval a tendance à partir sur le cercle, et non pas mettre la jambe (cela fausserait l’exercice, le cheval doit être droit et non pas incurvé). Puis, déplacer hanches sur le cercle. Aïe ! Mon pauvre Jazon n’est pas du tout motivé et répond à la jambe isolée au strict minimum. On monte en phase avec le stick, il se réveille doucement. Bon, c’est pas tout mais cet exercice… Il nécessite la contraction des abdos, et les abdos, Jazon, c’est pas exactement son truc (cf. son beau ventre à bière). A travailler ! On finit avec le contre-pli. Je pourrais demander une courbe plus aigüe pour que l’épaule gauche vienne réellement s’étirer.

Début du contre-pli, en attitude haute.
Début du contre-pli, en attitude haute.
blz
Amorce de contre-épaule en dedans. Le bec ouvert du poney n’est que son mâchouillement régulier du mors.

Rappelons-le, ça ne fait jamais de mal, mais lorsqu’on travaille le contre-pli, on doit pousser le cheval sur la courbe inverse au moment où l‘antérieur du côté du pli se pose, pour inciter l’épaule de l’antérieur opposé à bien s’écarter. C’est comme ça qu’on assouplit pour de vrai son cheval et qu’on peut obtenir des appuyers expressifs par exemple…

Jour 2 – coups de soleil et courbatures

Admettons-le, on a eu horriblement chaud la veille (mais ne nous plaignons pas du beau temps). Mais on est d’autant plus motivé que Pauline, c’est de l’or en barre. Elle est d’une pédagogie et d’une clarté qui font un bien fou. On se retrouve dans notre brouillard, Jazon et moi, on dégage des pistes de travail, on se rend compte que des choses a priori acquises ne le sont pas du tout, on découvre des exercices tout bêtes qui révèlent le couple…

A pied, j’avais un peu peur d’être en retard par rapport aux autres qui sont restées à terre la veille. Que nenni, on suit le même rythme que les autres. On aborde le mener (jeu de la conduite chez Parelli) en zone 1 et 2, qu’on a déjà un peu essayé avec Jazon. Pauline conseille d’utiliser le coude comme limite minimale de sécurité afin de protéger notre espace personnel. Sans surprise, c’est ici que se situe notre défaut et Jazon est bien collé à mon coude. Un peu trop. Mais la connexion est bien là, il n’y a plus qu’à fignoler : de la distance, de la distance, et de la distance, et rester à sa place aussi. J’ai tendance à me retrouver en zone 3 lorsqu’on freine…

Les zones de Parelli.
Les zones de Parelli.

On a ensuite essayé de changer de coude. C’est assez drôle, lorsqu’on est totalement débutant. Je visualisais très bien, mais Jazon s’est un peu demandé ce qui lui arrivait. Des années de travail en liberté mal cadré, c’est difficile à effacer. “Pourquoi soudainement je n’ai plus le droit de me mettre où bon me semble ?” Désolée mon gros, maintenant c’est du sérieux. Globalement, après s’être pris accidentellement le stick dans la tronche quelques fois, il a finit par capter le truc. On a aussi abordé le ramener, ou le rappel. Impeccable, mais bien sûr à travailler.

Crédits : Julie Beaupérin.
Crédits : Julie Beaupérin.

Puis on s’est lâché sur l’aspiration : hanches, reculer. Pour le coup, je n’ai jamais tenté le coup et ça se voit. Jazon est passé en mode autiste au début, à se recevoir des coups rythmiques de sticks sur la hanche sans comprendre ce qui lui arrivait. Dans ces cas-là, il ne faut pas brusquer, mais attendre que cerveau et pieds retrouvent un chemin commun… Patiemment, mais sûrement, j’ai eu quelques résultats.

Légèreté, en douceur

A pied, nous reproduisons les exercices de la veille. Avec Jazon, il faudra bien insister sur les postérieurs lors du travail des hanches sur le cercle, et tourner plus serré dans le contre-pli pour bien travailler le mouvement des antérieurs. Ensuite, contre-épaule en dedans, des deux côtés. Epaule en dedans, des deux côtés. Au trot aussi. Effectuées aussi bien en attitude longue que courte.

Crédits : Delphine Laborde.
Crédits : Delphine Laborde.
Attitude haute. Crédits : Delphine Laborde.
Attitude haute. Crédits : Delphine Laborde.

Pour conclure… Eh bien je rêverais d’avoir une Pauline près de chez moi, et travailler régulièrement avec elle. On a fini ce stage épuisés, vidés, rincés, mais heureux. Nous avons plein de choses à travailler et nous ne risquons pas de nous ennuyer durant les prochains mois.

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