P-N-H : avez-vous entendu parler de ceci ? ?

Il y a quelques années, quelque chose a complètement changé ma vie. Cela vient du monde des poneys, et pourtant, ça a complètement changé mon regard sur le monde : sur les autres, sur la vie, sur moi. Cette chose a révolutionné ma relation aux chevaux et m’a fait considérablement grandir. Même si j’ai pleinement conscience de ses lacunes, cela reste une grande chose, de celles qui vous marquent et qu’on utilisera toujours, lorsqu’on se l’est correctement appropriée. Pour moi, il y a un avant et un après PNH. Le tout, c’est d’avoir l’ouverture d’esprit de s’y plonger, et de se laisser guider.

Vous n’avez probablement pas compris ce que c’était…

Cette chose est faite pour les humains, et non pas pour les chevaux. Elle s’adresse à vous, moi, qui n’avons pas de façon innée le langage “cheval” à notre naissance. Quelqu’un, quelques-uns, même, se sont attelés à construire une histoire pédagogique hyper bien ficelée. L’objectif ? Qu’il y ait moins de bataille entre les humains et les chevaux. Que la relation homme-cheval devienne plus fluide. Que les chevaux soient enfin compris. Que les humains puissent vivre leurs rêves, mais avec des chevaux épanouis. Ceux qui ont oublié que cette chose s’adressait avant tout aux humains risquent de louper une énorme partie de l’esprit qu’on y a insufflé…

Vous avez probablement déjà “fait les 7 jeux” et ça n’a pas marché…

Parce qu’on vous a sûrement mal expliqué ce que c’est et à quoi ça sert. Tout cavalier fait forcément un des 7 Jeux sans s’en rendre compte. Les 7 Jeux et tout ce qui est lié à cette Grande Chose dont je vous parle avec mystère, c’est tout le temps, à chaque instant auprès de votre cheval. C’est un langage, un alphabet, avec lequel vous composerez des mots voire des phrases… Ce ne sont PAS des “exercices” à faire les uns à la suite des autres. Ce sont des codes de communication que vous pouvez affiner et faire varier selon les limites de votre imagination.

S’il vous plaît : si je vous entends encore une fois dire “j’ai essayé les 7 jeux et ça marche pas” sur le ton de Mimi Geignarde, renseignez-vous auprès des vrais gens de ce monde-là nom di Diou, pas auprès de Ginette ou Cricri sur Facebook. Merci.

Vous n’avez pas conscience de ce que vous faites mal… PNH vous le dit haut et fort

La grande majorité des chevaux et humains de ce monde communiquent avec des coups de chance. Il n’y a généralement pas de langage clair établi. On gueule un coup, on fait vaguement des grands gestes et ça passe – ou ça casse. Dans les deux cas, c’est stressant et inconfortable pour beaucoup de chevaux, mais ils doivent “faire avec“. J’aime bien les chevaux qui ne tolèrent pas : ce sont souvent ceux qu’on se récupère, nous, “comportementalistes”, on nous dit qu’ils sont “fous”, “dangereux”, “dominants”, etc. Et nous, on se dit juste : ENFIN un bourrin qui dit un gros NON à cette attitude qui ne lui convient pas.

PNH, c’est une approche qui mêle aussi beaucoup développement personnel et l’éducation du cheval. On va vous apprendre à d’abord vous changer vousd’abord vous changer vousd’abord vous changer vousd’abord vous changer vousd’abord vous changer vousd’abord vous changer vousd’abord vous changer vousd’abord vous changer vousd’abord vous changer vousd’abord vous changer vousd’abord vous changer vousd’abord vous changer vous, (le message est-il assez clair maintenant) avant de vouloir changer qui que ce soit : Caramel compris. On va vous parler de fitness émotionnel, de langage corporel, de gestuelle, de phases, d’intention, de focus, d’attitude, etc… Et franchement, vous en avez d’office besoin, sans forcément le savoir.

Nolwenn & Eole.

“H” comme Horsemanship : relation Homme-Cheval

Si vous faites de l’équitation d’abord pour le sport et après pour le cheval, je vous suggère de changer de passion. Y’a plein de sports qui se pratiquent sans animal 😉

De mon point de vue, si vous décidez de faire de l’équitation, il faut que l’animal soit prioritaire. Quoi de mieux, outre les besoins fondamentaux, de mesurer la qualité d’épanouissement du cheval que la relation ? Un cheval qui se barre au fond du pré quand vous arrivez, qui refuse tout, qui est stressé, qui ne vous écoute pas… C’est quand même pas super marrant, ni pour lui, ni pour vous.

Sans tomber dans le cliché du “je veux que mon cheval m’aime”, ça serait quand même pas mal qu’il aime vous voir arriver, qu’il aime faire des trucs (peut-être un peu chelous, de son point de vue) avec vous, qu’il soit curieux d’apprendre ce que vous proposez… Rien n’empêche de faire du sport équestre. Seulement, c’est bien d’avoir une base solide pour comprendre votre partenaire d’équipe, non ?

“N” comme Natural : on se base sur la façon naturelle du cheval de communiquer

Quand on apprend, on passe par 4 phases d’apprentissage selon Calvin Sun :

  • inconsciemment incompétent : nous tous quand on démarre “l’éthologie”
  • consciemment incompétent : on pleure mais on résiste
  • consciemment compétent : parfois y’en a qui sont un peu trop conscients justement
  • inconsciemment compétent : quand le geste devient naturel…

Moi, le “Natural” de PNH je l’interprète comme ça. Les choses doivent devenir si simples entre vous et votre cheval qu’elles semblent naturelles.

Bon, l’autre aspect de “Natural”, c’est aussi pour dire qu’on se base sur l’observation des chevaux, de ce qu’ils sont naturellement et de leur façon naturelle de communiquer. Je vais pas m’étendre trop là-dessus, car toutes ces théories sont pas vraiment recevables scientifiquement parlant, même si oui, cheval = animal de proie et oui, les chevaux parlent entre sur un système plutôt ferme et proche du “renforcement négatif” que d’autre chose.

“P” comme Parelli : le créateur de ce système de fifou

Pat Parelli, Big Moustache, bref : le cow-boy qui a très bien compris les humains et qui, avec l’aide de sa femme Linda, a développé une communauté de dingue, avec un système pédagogique de dingue, pour donner un accès à des connaissances qui se transmettaient par-ci par-là sans réelle structure vulgarisée pour Monsieur et Madame Tout Le Monde.

Honnêtement, tout est hyper cohérent. Tout s’imbrique, tout est expliqué et explicable, tout a une raison d’être, rien ne se perd tout se transforme… BREF. Je m’emporte, mais vraiment, je ne vois pas beaucoup d’équivalent aujourd’hui dans le cheval.

Pour les chevaux, c’est un véritable cadeau. Pour les humains, c’est juste passionnant et bourré d’informations qui vous serviront toute votre vie. Le fitness émotionnel vous poursuivra dans votre vie de tous les jours. Vous vous mettrez à mieux comprendre certains humains sous le prisme des “horsenalities”, et vous allez peut-être même mieux réagir à leurs façons de faire qu’avant !

Vous avez peut-être trouvé ça trop “américain”, bande de racistes 😀

Oui, PNH c’est un self-made man qui a créé un business de fou avec un emballage hyper marketé à l’américaine. Mais vous savez ce que c’est le “marketing” ? C’est “l’action de mettre en marché“. Le marché, c’est les gens, les cavaliers, ici. Le marketing, son objectif primaire, c’est que le message soit clair, compris, et inspirant auprès du “marché”. De ce côté-là, PNH c’est une réussite. Parce que le message est toujours clair, limpide, bien expliqué, et inspirant. Ouais, PNH ça vous motive à fond à vous bouger car vous y croyez enfin, que ce vous voulez réussir est possible. Et la bonne nouvelle ? C’est que c’est vrai, c’est pas “que” du marketing.

Comme en Europe on a du mal avec les façons différentes de faire, l’introduction de Pat Parelli à la Cense a été un fiasco : les chaps, ça fait pas vendre en France apparemment. Dommage, car du coup, la Cense diffuse une partie de PNH, qui, étant incomplète, et pas à jour, perd tout son sens (c’est le cas de le dire, lolilol).

En gros, on n’a pas voulu de PNH en France, et sérieux les gars : purée qu’on est débiles. Vive la Belgique, avec quasiment autant d’instructeurs PNH qu’en France sur un territoire plus petit que les Pays de la Loire…

La leçon d’une vie… A votre tour ?

Jamais je serai devenue cavalière pro sans PNH. Jamais. Je n’aurais jamais pu travailler les chevaux de façon pure “classique”. Le PNH c’est une leçon de vie. Vos chevaux ont TELLEMENT à vous dire, sur eux, sur vous, sur la vie… Je sais que ça fait grave niais de dire ça. Mais c’est si vrai, et ça fiche tellement des bonnes claques positives, ça nous rend meilleurs. Vraiment. Tout est fait, dans le PNH, pour rendre les choses positives pour tout le monde. Dédramatiser, apprendre à sourire, à avoir une attitude agréable… C’est valable dans les chevaux et dans la vie. Alors, qu’attendez-vous pour vous y mettre ?

Signée : une meuf qui paraît désormais complètement schizophrène aux yeux de son lectorat. Bisous.

 

 

7 thoughts on “P-N-H : avez-vous entendu parler de ceci ? ?

    1. Bon évidemment je vais faire de l’auto promo : sur The Tack Room, on parle énormément de horsemanship et c’est très fortement inspiré de PNH. Sinon, en anglais uniquement, tu as le savvy club qui est trop top !

  1. Bonjour Pauline,
    Par hasard est-ce que vous donnez des cours (du côté de Gembloux, dans notre si merveilleuse Belgique 😉 )? Sinon il y aurait un bon bouquin en français? J’ai essayé les bouquins d’Elisabeth de Corbigny il y a quelques années mais mon cerveau n’a “pas pris” 😉 .

    Merci!

    1. Bonjour Sophie ! Oui cela m’arrive mais maintenant je regroupe les déplacements par zone ou bien par stage, car j’ai peu de temps malheureusement et ça me permet de servir plus de monde avec moins de temps perdu dans les trajets 🙂 je vous avoue que côté ouvrage, je n’en connais pas beaucoup des vraiment bons…

  2. Alors il y a une phrase qui me fait un peu toquer “il faut d’abord vous changer vous avant de vouloir changer qui que ce soit.”. Je ne suis pas sûre que l’on puisse “changer” quelqu’un. Au même titre qu’on ne peut probablement pas changer un cheval de nature caractérielle par exemple (même s’il est intéressant de comprendre pourquoi il l’est). En revanche je pense qu’on peut devenir une source d’influence positive après remise en question dans le bon sens, oui en effet. ?

  3. Hum… Si dans la nature il y a du R+ il est juste très subtil. Et parfois basé sur un “+” qui n’en parait pas un comme laisser s’approcher ou accepter un bref contact physique. Après qu’il y en ai ou pas nous sommes dans une relation interspécifique donc les codes changent forcément, comme vous l’avez dit, enfin c’est je pense ce que vous allez voulu dire dans le passage “bien que dans la nature […]” ? Je ne suis pas pour cette méthode, je suis une bisounours sans pression et friandise. Néanmoins depuis le début et dans cet article vous gardez une lucidité sur le fai d’être “aimé” de son cheval par exemple que j’apprécie. Et l’idée de bosser sur soi avant tout ça je ne vais pas nier. J’y mettrais des nuances comme le commentaire précédent, toutefois si on doit résumer “se changer soi” est un basique avant d’essayer de changer son cheval. Ou alors comme l’a dit S.Swift : On change de cheval tout simplement. Si ça ne colle vraiment pas, pourquoi forcer les deux vont souffrir. Bref. Par contre j’avoue avoir du mal à voit la différence entre PNH et horsemanship… Désolée comme j’ai lâché ces méthodes je n’ai pas leurs nuances, mis à part que certains croient encore à la domination en interspécifique et n’ont même pas la bonne définition. Du coup… Quelle est la grosse différence du PNH ? Je suis vraiment désolée mais cet article ne m’éclaire puisque de mon pdv je vois ce même discours souvent, même si les individus n’appliquent pas derrière la plupart du temps. C’est pas top sympa comme remarque j’en ai conscience… Si vous voulez bien m’expliquer rapidement ? Travailler sur soi, se servir de l’observation naturelle, etc. Sont – normalement- les fondements du horsemanship ? ou alors j’ai eu de la chance et je n’ai lu que des personnes qui parlaient du PNH en fait. En outre je vais poser la question ch**nte : Pourquoi pas le sans pression/R+ ? Lorsque vous en avez la vraie définition pourquoi pas ? Je suis vraiment intéressée par le raisonnement des individus dans ce cas, pourquoi pas si on sait vraiment cr que c’est ? Pure curiosité aucun jugement aucune critique ici.

    En tout cas vous ne me paraissez pas schizo… Puisque je ne vois pas la différence avec avant ^^’ toutefois en tout cas vous ne me paraitriez pas schizo, juste quelqu’un qui évolue ! Et qui ose le dire, le montrer, en parler. L’air de rien c’est difficile de ne pas avoir honte de son ancien soi.

    1. La “schizophrénie” fait référence à l’article où je critiquais PNH 😉
      Le horsemanship c’est le PNH, seulement, PNH est un nom réservé et surtout, en parlant de “horsemanship” et pas de “Parelli”, je peux dire CE QUE JE VEUX haha, et donc critiquer autant que je veux les concepts que je rejette comme la dominance.

      Pourquoi pas le R+ / sans pression : très simple, je n’ai aucun problème avec la contrainte. La vie est faite de contraintes, et je pense que si elle est correctement utilisée (et c’est très rare, on est bien d’accord), c’est une école incroyable pour les humains et les chevaux. Je n’ai pas de problème avec la pression, la vie en est faite. Autant la comprendre, apprendre à la gérer plutôt que de la fuir. Je parle autant pour l’humain, que pour le cheval 🙂

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