On a tué Spirit.

Ce texte, écrit par un non-cavalier qui subit mes histoires équestres au quotidien, est engagé, tout comme l’est ce blog, sans aucun doute. Au-delà d’une critique de ce que devient la norme dans le monde du cheval, il appelle à la remise en question, qu’importe qui on est, d’où l’on vient, et ce que l’on fait avec nos chevaux.

Dans une écurie vivait un cheval. Ce n’était pas une écurie déplaisante, sale et humide, remplie de bouts de verre et d’une atmosphère suintante, c’était une écurie de luxe, ce qui implique le confort.

Ce cheval était un noble descendant de Pégase . Il avait le port de tête haut et fier, une crinière fournie et l’encolure bien dessinée, ses jarrets étaient musclés et sa robe avait la couleur du… de quelle couleur est le vôtre déjà ?

Dans les vastes rangées de box ouvragés, on trouve de la paille de premier choix, et pas un crottin à l‘horizon. Pas de lourdes odeurs de ferme non plus, on y respire le plaisant parfum du produit nettoyant. Et dans ces jolis espaces de trois mètres sur quatre, de superbes chevaux tout droit sortis des pages en papier glacé d’un magazine : ferrures impeccables, poil fraîchement lustré, crinière adroitement tressée et la queue au voluptueux panache. Les nobles créatures, impassibles, regardent d’un œil hautain (ou morne, qui sait…) l’étrange balai des palefreniers qui s’affairent. Mais le cheval qui nous intéresse n’est pas parmi eux. Aujourd’hui, il est avec sa cavalière. Dehors. Enfin dans le manège couvert. Dehors il y a de la poussière et beaucoup de distraction. Ce n’est pas un environnement propice à un cheval d’un tel standing. Il faut dire que dans « cheval de sport », le « de » est une particule.

Sa cavalière (ou son cavalier, je ne sais plus très bien… mais ça n’a pas vraiment d’importance pour notre histoire), est très éprise de lui et si notre cheval descend du prince des chevaux, elle, descend à coup sûr de Bellérophon qui sut le dompter. Elle aussi donnerait son royaume pour son cheval. Elle a votre âge. Sa passion des chevaux est née lorsqu’elle jouait avec ses petits chevaux de plastiques et qu’elle s’émerveillait devant la télé en regardant galoper le puissant et noble Spirit, au regard farouche et à l’esprit indomptable. (On la comprend, c’est vrai qu’il est beau ce film). Mais dans les yeux de son cheval, on ne trouve d’autre éclat que celui, si terne, de la résignation.

Pourtant, tout harnaché de cuir brillant, il a fière allure ! Enfin, il y a bien cette lanière qui lui enserre le museau mais… Comme les destriers d’antan, il est caparaçonné, ou tout comme : sur ses jambes, des bandes de travail et sur les bandes de travail, des guêtres. Sans oublier des cloches pour les sabots. Sur son dos, un vrai trône (mais pas de fer celui-là) : pad en caoutchouc, mouton, tapis, et bien sûr, une superbe selle particulièrement confortable, pour la cavalière. Touche finale : les rênes allemandes, le mors Pelham et la muserolle pull-back qui aideront à donner au cheval ce port de tête que les vétérans de la fédération apprécient tant.

Les éperons scintillent, les rênes se tendent, c’est l’heure de l’entraînement. Notre cavalière dit toujours : « dans la répétition, la perfection ». Alors chaque jour, elle fait répéter à son compagnon les exercices, et les prouesses que tout bon cheval de sport doit maîtriser.

Cercle, volte, demi-volte. Les naseaux pincés et le sourcil froncé, notre athlète obtempère bravement. (Si notre cheval connaissait Sisyphe, il s’en sentirait probablement fort solidaire) Une forte tape sur l’encolure comme récompense et on enchaine avec les allongements sur la diagonale, transitions d’allures et épaules en dedans. Sous l’effort, la queue fouaille et les dents grincent mais il faut continuer, pas le choix. S’il trébuche, ralentit ou s’arrête, des talons d’acier viendront lui caresser les flancs. Mais n’aie crainte Ô cheval, noble animal, dans quelques années tu ne sentiras plus cette douleur, tu ne sentiras plus la morsure du cuir, la pression du mors ou le poids du cavalier. A dire vrai, tu ne sentiras plus grand-chose. Et déjà te voilà de retour dans ton box, ça n’était tout de même pas si dur, et puis ta cavalière t’aime tu sais ! Elle ne cherche pas à te faire du mal ! Si tu te laissais faire tout irait bien ! Alors ne sois pas ingrat, ne lutte pas, endure et profite de ta prison de paille et de sa belle geôlière.

Voilà. Spirit est mort.

Mais tout ceci n’est que fiction. N’est-ce pas…

 

Et puisque ce qui se trouve au-delà des points de suspension, appartient aux poètes :

Tournez, tournez, bons chevaux de bois,
Tournez cent tours, tournez mille tours,
Tournez souvent et tournez toujours,
Tournez, tournez au son des hautbois.

Le gros soldat, la plus grosse bonne
Sont sur vos dos comme dans leur chambre,
Car en ce jour au bois de la Cambre
Les maîtres sont tous deux en personne.

Tournez, tournez sans qu’il soit besoin
D’user jamais de nuls éperons
Pour commander à vos galops ronds,
Tournez, tournez, sans espoir de foin

Chevaux de bois, Paul Verlaine

 Raphaël Cort

(aussi auteur d’un blog de cinéphile)

Partager l'article
  •  
  •  

28 thoughts on “On a tué Spirit.

  1. Merci beaucoup pour ce texte que j’ai trouvé très inspirant. J’ai très (TROP!) longtemps fait partie du monde équestre où avoir la plus belle muserolle mexicaine comptait, idéalement avec la jonction en mouton (pour plus de confort pour le cheval)… Je reconnais mon ancien moi-cavalière dans ce texte. Il y a 3 ans, j’ai craqué sur une pouliche et j’ai entièrement remis en question ma façon de voir les choses. Elle n’a jamais eu de mors dans la bouche, est pieds nus et mon rêve serait de pouvoir la mettre dans un paddock paradise que je gérerais moi-même. On est loin de mon idéal d’il y a 10 ans avec le grand manège, les boxes de luxe et les copeaux au sol. Ce que je souhaite à tous ces cavaliers encore endoctriner dans ce monde décrit par cet homme ? d’ouvrir les yeux… pour leur cheval, pour eux, pour la relation qu’ils ont avec leur cheval….

    1. J’étais comme ça avant aussi…Mon envie était surtout de satisfaire la coach qui eux, n’avaient qu’une envie…Que je vende mon sale poney pour prendre LE cheval de concours…Les concours n’ont jamais été mon truc…Et maintenant encore moins…Mon “sale” poney et moi avons fait nos preuves et maintenant j’ai “coupé les ponts” et je profite beaucoup plus de se que mon “sale” poney a à m’offrir…

      1. Exactement !!!! Il me fait vivre de ces trucs !!! Qu’est-ce que je m’éclate avec lui 😀 En plus il est tellement expressif et est encore un bébé dans sa tête…Ca rend les choses encore plus belles !!

  2. Non , Spirit n est pas mort ! De plus en plus les ” cavaliers ” ou “propriétaires ” de chevaux , s impliquent ds la vie de leurs amis équins … Prenent conscience que c est le bi pède , qui va vers la vie di quadrupède et pas l inverse ! Nous voulons communiq et comprendre … Et pas … Imposer notre façon de voir et penser ..

  3. Bravo le plagiat du premier paragraphe sur le hobbit de Tolkien, j’applaudis ce plagiat ^^
    Je suis d’accord avec le texte mais mdr, on est pas tous comme ça et ils se croient malin a nous dire qu’on est des monstres alors que eux ils ont des poissons rouges, des oiseaux en cage, ils mange de la viande qui a souffert xD nan mais arrêtez un peu c’est émouvant mais faut savoir évité de mettre les gens dans le même paniers.. Et puis dans chaque sports ces extrêmes 😂

    1. – c’est un Easter egg, ou un hommage, pas un plagiat 😉
      – personnellement, je ne mange pas de viande, je n’ai pas d’oiseau en cage ou quelque animal enfermé que ce soit 🙂
      – et enfin pour terminer… c’est pour servir une critique que les traits sont caricaturés, je crois bien sûr qu’il y a des extrêmes partout ! on est d’accord. Je suis cependant ravie d’avoir un avis différent, c’est un débat que j’espère lancer !

  4. Ce qui m’ennuie dans ce genre de reflexions c’est qu’il ne prend en compte que le mauvais côté de l’élevage. Il me paraît juste de rappeler que sans l’intervention de l’homme et donc de l’élevage équin, cette espèce serait éteinte.
    Alors certes, certains moyens utilisés par les cavaliers peuvent être mauvais pour le bien-être du cheval, mais vous faites ici erreur en généralisant ces pratiques.
    Depuis la pre-histoire l’être humain utilise des animaux pour l’aider dans ses tâches et produire des matières agricoles : labourer, faire du lait, transporter des marchandises, faire de la laine et de la fourure, de la viande… Et celà ne semblais pas être gênant… Pourtant les conditions des animaux étaient médiocre parfois (chevaux dans les mines par exemple). Alors pourquoi crier au scandale aujourd’hui ? Est-ce le fait d’utiliser un animal pour satisfaire un désir de loisir ? Est-ce que satisfaire un désir et moins légitime que de satisfaire un besoin ? Devons nous privilégier le bonheur animal avant de privilégier le bonheur humain ?
    Je pense qu’il est possible de trouver un compromis simple. Et, dans ce cas, pour moi, il s’agit de l’élevage respectueux. Comme de nombreux centre équestre le font, encore faut-il vouloir le voir.

    1. Merci pour votre avis, c’est toujours intéressant ce genre de réflexion 🙂

      d’abord, il ne s’agit pas d’un article sur l’élevage, on ne parle ici que du traitement du cheval aujourd’hui au quotidien, pas de l’élevage.
      Ensuite, je trouve tous les exemples que vous citez tout autant condamnables, seulement, on critique dans ce papier l’aspect actuel des choses, c’est tout 🙂
      Enfin, si l’on assume que l’on exploite un cheval pour son plaisir (ce que l’on fait tous, moi compris), autant le faire dans le respect, du cheval, de ses besoins propres. Ici, nous condamnons l’absence de respect et d’écoute des besoins du cheval.

  5. Bel article 🙂
    J’ai bien compris la caricature, je ne vois pas pourquoi des gens s’emportent car vous faites une sorte de généralité.
    Comme un commentaire plus haut, je ne me sens pas visée aujourd’hui: mon cheval n’a jamais été en box et cela fait 5 ans qu’il n’a plus de mort dans la bouche et est pied nu. Je ne monte plus dessus systématiquement non plus. Pour une ballade, je fais 5 seances au sol et de courte durée et c’est vrai que les progrès tant au travail que sur notre relation sont sensationnels. Cependant, j’ai fait partie de ce monde: cheval usine que l’on reprend après une heure de cours et qui sera repprit apres nous, la bride, les rennes allemandes etc meme si je n’ai jamais été excessive (j’ai apprit a monter dans un tout petit club qui m’a “eduquer” avec un grand respect du cheval. On m’a apprit par exemple a toujours faire une caresse, quelque soit la chose accomplie, volte arret ou transition etc).
    Ce qui est très bien dit dans ce texte c’est que les gens pensent toujours bien faire, pensent apporter le mieux au cheval (centre equestre ou proprietaire indivuduel qui loue un herbage). Ils ne faut pas blamer une facon de faire qui nous semble illogique d’après moi tant que les intentions sont bonnes. Il faudrait plutôt instaurer une discussion, et debattre de nos points de vue. La perception des gens evoluent et je vois deja une amelioration: plus de mise a l’herbe, plus d'”erhologie” dans le travail etc.

  6. J’ai beaucoup apprécié le ton de l’article ! Si seulement certaines personnes pouvaient lire cet article, peut être qu’elles se rendraient compte qu’elles entravent la liberté mentale et physique de leurs chevaux …
    Mais d’un côté, peut être ne suis-je pas la seule, cet article me donne presque mauvaise conscience de monter à cheval. Et pourtant, en tout cas dans mon centre équestre, les chevaux sont presque tous au pré H24, et sont tous très bien dans leurs têtes. Mais certains jours il m’arrive de penser que nous sommes quand même de sacrés égoïstes. Eux préféreraient largement rester dans leur paddock avec leurs copains, à jouer, à brouter … Et nous on les exploite, plus ou moins. On profite de leur gentillesse, et on les contraint à faire des choses dont ils n’ont pas forcément envie.
    Loin de moi l’idée de blâmer les cavaliers, la plupart font de leur mieux pour que leur cheval se sente le mieux possible. Mais voilà, parfois, je culpabilise.

    1. Quelle chance d’être dans un tel centre équestre 🙂 c’est génial de voir que ça se répand.

      Oui on exploite nos chevaux, j’ai déjà eu ce genre de réflexion, mais je crois qu’on peut réussir à le faire dans le respect et ena apportant du plaisir à nos chevaux.

  7. Oui oui oui… je suis d’accord. Cet extrême là, malheureusement, non seulement existe pour de vrai, mais, en plus, est très néfaste.

    Mais, je ne crois pas que la cavalière qui est décrite ici pense un instant à venir peaufiner sa culture équestre sur internet, encore moins sur ce genre de site (si seulement c’était le cas…). Et, si jamais elle y vient, ce serait pour hausser un sourcil hautain et taper négligemment sur son clavier, de ses ongles parfaitement manucurés, que, monsieur, vous êtes bien gentil mais vous n’y connaissez rien dans ce magnifique art qu’est l’équitation, cet unique sport individuel qui se pratique à deux et de l’air de liberté qui souffle entre ses deux oreilles et blabla bla. Peut-être même qu’elle vous insulterait, qui sait. Parce que quelqu’un qui monte de cette manière ne se remet pas souvent en question (encore une fois : si seulement c’était le cas…On ne serait pas là pour en parler).

    Dénoncer ce genre de pratique, c’est bien, mais, ici, ça sert, je pense, surtout à conforter les “autres”, ceux qui se sont détourner d’une telle équitation dans laquelle le cheval n’est rien d’autre qu’une prostituée. Et encore, une prostituée, on la paie et elle est censé avoir son mot à dire…

    Alors, avant tout, je ne suis absolument pas contre le sans-mors, pied-nu ou tout ce qui est dit “naturel”, j’en use d’ailleurs, selon les chevaux que j’ai au travail.

    Je suis, avant tout, et seulement, pour le bon sens.

    Hors, dans l’idée de s’éloigner autant que possible du modèle présenté si dessus (chose parfaitement honorable), certains cavaliers/propriétaires, font, parfois, autant de mal à leur chevaux, en allant dans l’extrême inverse et se font mousser à grand coup de “Moi je monte sans mors et Loulou va très bien comme ça”.

    Bref. Ce que je veux dire, c’est que ce qui est décrit ici n’est pas la norme.
    C’est une norme que l’on voit beaucoup en centre équestre huppé ou écurie de luxe. Et encore, certaines sont parfaitement dans une autre approche de l’équitation (Dans celle où je travaille, il n’est pas rare de voir des clients (la plupart sont millionnaires) aspirer leur chevaux (qui valent des millions eux aussi) pour en retirer la moindre poussière avant de leur mettre sur le dos les derniers articles hors de prix (j’ai osé demander, une fois… L’un de ces chevaux porte sur lui l’intégralité de mon salaire de deux ans lorsqu’il part en balade), et, à côté de ça, ils sont traités/usés avec tout le respect nécessaire, dans la limite des connaissances équestres de leur propriétaires. Et je n’ai encore jamais vu aucun abus ici. Les chevaux mangent leur foin de première qualité, les doses sont pesées au gramme près, en groupe, dans leur stabus nettoyées à la perfection, pas un crottin qui ne traine nul part et ils semblent tous parfaitement heureux. Écurie de luxe et argent ne veut pas dire abrutissement des cavaliers.

    Or, pour revenir à cette joviale cavalière décrite dans l’article, combien de cavaliers/propriétaires s’y retrouvent ici ? Personne, je suppose. Tant mieux.
    Et, même si l’un des lecteurs seraient, par hasard, exactement ce genre de cavalier, se sentirait-il visé ?

    Je ne pense pas que l’on puisse demander à celle dont le cheval crotté vit sa vie de cheval libre dans un champs boueux (je n’attaque personne, ma propre jument vit ainsi en ce moment) de se remettre ne question lorsqu’elle lit ça. Au contraire. Elle sera persuadée du bien fondée de son équitation qui n’a rien à voir avec cette pauvre fille décrite plus haut.

    Bref, ici, il ne s’agit pas d’un débat équitation naturelle vs rênes allemandes, surtout que l’auteur affirme ne pas être du milieu et que, à choisir, je préfère monter mes chevaux sans mors qu’enrênés.

    Ce que je veux simplement dire, c’est que, de une, tout le monde sait, du moins, les lecteurs de ce site, que les cavaliers ne se réduisent pas à cette cavalière.

    Mais, avant tout, je pense que l’équitation, c’est comme nos rapports avec les gens : celui qui ne se remet jamais en question ne peut pas avancer. Nulle part.

    Alors faire un article pour demander aux cavaliers de se remettre en question (chose proposée dans l’énoncé), c’est une très bonne chose et j’ai apprécié de lire ce texte, même si je n’ai encore jamais rencontré de tels cavaliers, je me doute qu’il en existe quelqu’un.

    Mais, ici, nous pointons du doigt un extrême, (du moins, on ne peut pas faire pire dans l’utilisation du cheval comme pute: j’y ai mis mon argent, je l’entretien, j’ai envie de tirer mon coup ? Je viens aux écuries et l’affaire est réglée).

    Or, les extrêmes, c’est mal, dans tous les sens, et ça, tout le monde le sait. Personne n’apprend rien.

    Mais il y a quelque chose de plus insidieux, de plus douloureux pour le cheval -et le cavalier aussi, je pense- c’est l’ignorance. Couplée à la volonté de bien faire et à la certitude d’être dans le juste, ça peut faire des gros dégâts.

    Comme on dit : l’enfer est pavé de bonnes intentions.

    A présenter ce genre de cavalier, (on pourrait faire de même dans l’autre sens avec les extrêmes de l’éthologie qui sont tout aussi terribles, celles des compétitions, des courses, des shows…), on conforte ceux qui stagnent dans leur vision du vrai et du juste: “Ha, c’est bon, je ne suis pas comme cette fille, tout va bien, je n’ai rien à changer”.
    Et ça, ce n’est pas un service rendu.
    Parce que le cavalier doit, sans cesse, se remettre en question. Même une fois qu’il ait retiré son cheval de l’écurie de luxe, qu’il lui ait retiré ses fers, son mors, sa selle… Que sais-je.
    L’équitation, c’est une voie sans fin qui ne se résume pas simplement à “arrêter de monter de cette manière pour quelque chose de plus adéquat”. Quoique, si, en fait. Sauf que c’est toujours le cas, même après les grande révolutions/prise de conscience. A chaque fois.
    Chaque foulée, chaque figure, devrait être une remise en question, toujours plus proche de la finesse, la légèreté et l’équilibre et ce, quelques soient nos objectifs à cheval et nos moyens. Ce n’est que comme ça que l’on avancera dans cette science, en se demandant comment faire mieux à la prochaine foulée.

    Et ça concerne aussi ceux qui ne sortent qu’en balade et qui jurent ne jamais mettre un pied dans une carrière ! (pour porter son cavalier plus d’une heure, sans en souffrir, le cheval doit être suffisamment musclé et, surtout, adopter la bonne attitude, sans quoi, il s’usera).

    Parce que l’équitation ne devient un art que lorsqu’elle transcende la science/le savoir, pas avant.

    1. Tout à fait, il y a des dérives partout, et je trouve aussi que trop de cavaliers d’etho ou autre oublient de travailler le physique de leur cheval de façon à l’aider à porter le cavalier.

      Cependant, pour moi, noseband et boxes restent la norme. C’est toujours ce que j’ai connu et peut être que ça a évolué, et tant mieux!

      Enfin, d’accord sur le fait que les lecteurs de ce genre de blog se ‘confortent’ dans leur façons de faire en lisant ça, mais cette critique s’adresse à ce que j’ai le plus connu, qui m’a le plus choqué et SURTOUT: qui est valorisé au plus haut niveau de compétition… Les dérives ethos ne sont pas défendues par la federation à ce jour… Les nosebands et les fers le sont… L

  8. Je fais partie des gens qui ont une conscience et ne ” monte ” pas dans un centre équestre axé compétition comme décrit plus haut.
    J’ai essayé un cours dans un centre équestre à réputation pour richou où les chevaux sont entravés avec toutes sortes de muserolles/filets/Mors à titre décoratif et non pour le bien être des chevaux..
    Plus jamais ça..
    Je suis maintenant dans un petit poney club où le bien être du cheval est PRIMORDIAL et non secondaire!
    Ce poney club ne fait d’ailleurs quasi pas de concours, n’entravent pas leur chevaux de choses qui les rendent classe selon le proprio/club.
    Non, on nous apprends à respecter l’animal avant toute chose..
    J’avoue que ces clubs sont en perditions et je trouve cela dommage!
    Les personnes qui ne pensent qu’à elles, ça me répugne! Toujours plus ! Gloire, médaille, argent, etc.. D’ailleurs on ne voit plus des gens qui récompensent leur chevaux à la fin d’un concours ou très très peu ( Mais là je parle en CSI particulièrement)
    Sinon revenons-en à mon club : Les chevaux H24 au prés et box en cas de grosses intempéries.
    Ils ont bien sûr des couvertures pour ceux qui n’ont pas l’habitude du froid!
    Les moniteurs sont strict comme il faut en cas de non respect de leur chevaux! mais le contact avec eux est relativement cool. Une équitation de loisir et non de contrainte!

  9. Que la personne qui n’a jamais fait mal à un cheval me jette la première pierre !
    Arrêtons donc de monter ces animaux…? avec ou sans mors, avec fers ou pieds nus, en selle ou à cru…
    Nous sommes de toute façon tôt ou tard une contrainte pour eux…
    Ils acceptent beaucoup de nos désires car ils sont la plupart trop gentil et trop brave.
    Le cheval agressif, violent ou ingérable ne vivra pas longtemps entier parmi les Hommes qu’ils soient amateur ou pro n’est ce pas ? pourquoi ??
    Je pourrez vous poser des tonnes de questions pour nous faire admettre que nous tuons tous la nature du cheval…
    Mais pourrions nous rendre la liberté totale à nos bien aimés ??

    Ne prenez pas la peine de me répondre, posez vous juste ces petites questions… ou pas…

    Je vous laisse mon Spirit m’attend dans son 4 par 3, il a besoin de liberté et je suis la seule à en avoir la clé.

    Faites le bien il vous le rendra.
    Passionnément
    Jessica.

  10. J’en aurais tellement à dire… On peut très bien faire mal à son cheval avec une corde comme avec un mors il suffit de savoir utiliser le materiel et de trouver le plus adéquat à sa monture. Déjà dans tous les cas il n’est ni question de bien être du cheval et de respect du cavalier envers son cheval quand on parle éperon, mors, pelham, etc. Il est clair que cette personne n’est pas du monde du cheval. Car les cavaliers connaissent bien ceci “une main de fer dans un gant de velours” ou bien encore que ce n’est pas le mors ou les éperons qui sont sévères mais la main du cavalier. Faut pas confondre. J’ai utilisé tous ces matériaux avec mes chevaux en passant du mors, des enrênements, du licol, de la corde à la liberté totale. Et tous ont été respectés et aimé. J’ai d’ailleurs un cheval qui préfère rester dans son box plutôt que dehors et oui ça arrive! Il adore la paille et les copeaux! Même si son box reste ouvert.
    Évidemment il y aura toujours des gens qui trouvent ça normal de voir un cheval se prendre un coup de cravache dans la gueule, mais pour ma part, je n’appellerait jamais ces individus des cavaliers

    1. “Il est clair que cette personne n’est pas du monde du cheval.” Moi si, et pourtant je lis dans ce texte ce que j’ai vécu et ce que je ressens. 🙂
      Autrement, il est clair que vous n’avez pas fait le tour du blog : je travaille en mors aussi, on a donc bien conscience ici qu’un outil mal réputé peut être correctement utilisé.
      Concernant le box, moi désolée, vivre dans un espace proportionnellement de la taille de mes toilettes…

      1. Chaque propriétaire à une manière différente de s’en occuper. Et puis certains chevaux sont plus fragile et ont besoin d’être au box plus souvent. Puis bon leur toilette c’est partout! Puis j’ai déjà vue des chevaux bien pkus heureux dans un box propre que dans un paddock pourri pleins de boue…

        1. Des éthologues (des vrais, des scientifiques) ont fait une étude sur ces chevaux qui semblent préférer être au box.
          Ils ont établi un lien parfaitement comparable à celui du syndrome de Stockholm. Il faudrait que je retrouve les liens de l’étude c’était super intéressant.
          Enfin, je ne crois vraiment pas que certains chevaux aient plus besoin d’aller au box : pour moi, sauf cas exceptionnels, des chevaux “fragiles” ont des problèmes bien plus profonds compliqués à régler (problèmes internes, génétique compliquée), et le box n’est qu’une façon de ne pas se pencher sur ces problèmes.
          Après, je ne me permettrais pas de juger : ayant moi-même une jument à la santé délicate, il a fallu qu’elle aille au box un mois. Mais vu son état mental et physique au sortir du box… Si je peux éviter, clairement, j’éviterais 🙂

          Pour les toilettes, pas tout à fait, quand ils ont 7 hectares ils ne vivent pas sur leurs excréments 🙂 ils ont la place de faire où ils veulent et loin de là où ils mangent 🙂

  11. Ça reste quand même des toilettes partout ^^ . Je connais des chevaux qui aiment rester au box pour différentes raison et sortent quand ils veulent et sont en pleine santé. C’est comme tous, ya des préférence et surtout il faut arrêté de chercher une réponse à chaque chose qui sort de l’ordinaire il n’y a pas que du mauvais 😉 Et certaines choses sont simplement innexpliquable. C’est tout

    1. Pas en termes d’espace, non. Il est complètement impossible de comparer un espace de 4 m sur 4 et 7 hectares. Pourtant, le cheval produit la même dose d’excrément dans les deux espaces. D’autant plus qu’il y a des organismes vivants qui permettent d’éliminer sainement et naturellement lesdits excréments pour les transformer en matière organique, ce qui n’est pas le cas au box.

      S’il y a un box + espace type pré à disposition librement, je ne vois pas de problème. Si le cheval est obligé d’être dans son box, en permanence… Non, pour moi ça ne va pas.

      Tout est explicable, seulement faut-il l’accepter et chercher les explications, même si c’est le travail d’une vie 🙂

  12. Ah oui il faut travailler dessus!
    Un box c’est pas un tas de crottin c’est censé être propre et sec et quand c’est sal il faut simplement nettoyer. Donc je compare pas un box d’un pré mais ils font quand même partout. Si le box est propre rien de gênant il faut pas penser et rester toujours sur le même opinion 😊 mais c’est le travail d’une vie! ^^

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.