Ecole de légèreté : un cours avec Cécile Bérault

Je pensais que nous étions seuls au monde en Mayenne… Mais non ! Il y a une élève-instructrice de l’école de légèreté en Mayenne, à 50 minutes de ma pension. Elle s’appelle Cécile Bérault, et elle se déplace à domicile. Cécile gère son propre centre équestre mais cherche de plus en plus à se focaliser sur les cours de l’école de légèreté.

Pour l’instant, seul Jazon a expérimenté d’assez près la méthode Philippe Karl. Cette fois-ci, puisque nous n’avons pas besoin de transport (comprendre : elle est un peu grosse pour ma 307), c’est Trifine qui s’y colle (et puis avec elle on a pas mal de boulot devant nous !). J’appréhendais son attitude durant le cours… Elle m’a scotchée ! Un problème ? Quel problème …? Elle a été calme du début jusqu’à la fin, elle n’a même pas essayé de partir au galop (et en ce moment madame est tellement contente de réussir à galoper qu’elle essaye TOUT LE TEMPS), elle est restée aux ordres et avec moi. Bon, il faut qu’on travaille en groupe car dès qu’un poney passe, elle a les oreilles qui expriment son mécontentement, mais globalement ça s’est vraiment bien passé.

Cécile est très pédagogue, intéressante, claire, et compétente. Comme d’hab. J’ai envie de dire “comme d’hab”, parce que ça m’avait déjà frappée avec Guénaëlle Brunel à Nantes, puis avec Bertrand Ravoux, mais aussi avec Pauline Beulze. La méthode Karl insiste particulièrement sur ce point, et c’est une vraie réussite. Pour l’instant, je n’ai pas été confrontée à un enseignant de l’école de légèreté incompréhensible ou flou…

Où en sommes-nous ?

Cécile commence par prendre la température des couples inconnus. J’effectue cessions de mâchoires, flexions, extensions d’encolure à pied. Bilan : on est sur la bonne voie, mais je manque d’exigence. Obtenir une plus grande stabilité à la fin du mouvement, par exemple. En selle, nous vérifions que j’ai facilement l’arrêt et la cession de mâchoire. Impec, Trifine est à fond.

Souplesse et décontraction au pas

Au pas, nous travaillons le fléchi droit. Première chose, Trifine ne se jette plus du tout dans le pare-bottes lorsque je demande la flexion. Ensuite, comme je ne tend pas assez ma rêne extérieure, je ne l’aidais pas. Je pensais la bloquer, mais finalement je l’aide vraiment à s’équilibrer. Donc : main haute, ongles vers le ciel, action vers le haut (saleté de tendance à tirer !), rêne intérieure la plus souple possible, voire mobile, les doigts doivent réagir et redemander la légèreté si besoin – la rêne extérieure elle, est tendue, main au-dessus du garrot et s’ouvre quand le cheval dévie côté pli. Petit à petit, j’arrive à avoir de très beaux fléchis droits avec une rêne intérieure molle. Cette exercice est assez génial puisque, quand il est maintenu quelques minutes, le cheval s’étire volontiers en extension d’encolure.

Nous travaillons aussi le contre-pli. Ma première erreur consiste à trop tendre la rêne intérieure et à faire de trop grands cercles. On se concentre… Rêne opposée au pli tendue, ouverte si besoin d’encourager l’épaule à tourner. Rêne côté pli la plus molle possible et mobile : comme le fléchi droit, avec moins d’angle, quoi…

Décontraction au trot

Nous poursuivons le travail du contre-pli au trot. A ma grande surprise, Trifine reste cool mais énergique. Cependant, elle passe un peu en mode “tank” et au début difficile de tourner. Mais le contre-pli l’aide énormément à gérer son épaule intérieure et nous rentrons rapidement dans l’exercice, aux deux mains. Oh mais c’est que… On est même super légères là !!! Allez hop, on rentre dans un schéma de travail (que je mets un peu de temps à visualiser mais pardonnons mon cerveau embué – se lever à 6h c’est dur) : piste à main gauche, pli à droite, cercle, puis demi-volte pour arriver piste à main droite en fléchi droit. On continue dans la longueur puis extension d’encolure, et on répète à l’autre main. La Trif’ met peu de temps à capter le truc et tente vaguement de se vautrer dans la demi-volte pour expédier le cercle. C’est que ça tire sur la couenne tout ça. D’ailleurs, dès qu’on repasse au pas, elle a le nez par terre et s’étire probablement de toutes ses forces !

Bilan

J’ai adoré ce cours, malgré le fait qu’on soit en groupe, je ne me suis pas sentie lésée. Au contraire, ayant du boulot avec la grosse, j’avais le temps de peaufiner avant de montrer le résultat à Cécile. En parlant d’elle, j’ai beaucoup aimé sa manière de faire et sa pédagogie, ainsi que sa vision. Elle pousse le suivi en faisant des fiches hyper complètes des couples auxquels elle enseigne, avec des détails pertinents. A priori, elle n’a pas trop de doutes sur la capacité de Trifine à aller jusqu’à la Haute Ecole ! Elle est très pro et n’a pas hésité à me conseiller pour progresser avec Jazon niveau appuyers. Pour elle, Philippe Karl a été une vraie révélation et son poney-club a l’air d’être le genre d’endroit super chouette où prime le respect du cheval. Les enfants apprennent tout version Karl et ça c’est fantastique. Tous les chevaux d’écoles vivent au pré… Bref, je la conseille vivement ! Elle était très intéressante et je regrette juste qu’elle (a priori hein) fasse déjà montoir et quelques balades aux poulains en pré-débourrage à 2 ans. Eden, la fille de Moni, dont je me suis très longuement occupée à sa naissance, ira probablement faire son pré-débourrage/débourrage chez elle.

En bref, je reprendrais avec joie des cours avec elle mais malheureusement, d’ici la Belgique je vois mal quand cela pourrait arriver… N’hésitez pas à aller faire un tour chez elle, je ne pense pas que vous serez déçus !

(J’ajouterais des photos-vidéos de ces exercices prochainement)

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