Back on track : fini les vacances

Construire pendant plusieurs mois un château de carte complexe, éternuer, tout détruire. Tout recommencer.

Combien une remise en route peut-être frustrante. Ce n’est pas pour rien qu’on n’arrête jamais une centrale électrique : plusieurs semaines sont parfois nécessaires pour qu’elle batte à plein régime, comme avant. Trifine, c’est donc un peu ça : une grosse locomotive qui redémarre, tout doucement. Mais dans notre cas… Il faudra sûrement plusieurs mois !

Il y a eu un déménagement en Belgique, comprenant 3 semaines de battement. Puis Trifine a été la victime de banals abcès qui se sont succédé. La machine est un peu rouillée.

En images, notre deuxième séance de “travail”. (Comment ça, ça donne mal à la tête ? 😀 )

ATTENTION : ouvrir la vidéo dans Youtube, car à cause de la musique et des histoires de droits d’auteur la lecture ne peut pas se faire sur d’autres sites.

Elle n’est pas encore tout à fait remise et je sens que son postérieur peine régulièrement à la porter. Nos jeux restent donc très basiques et l’idée est simple : s’amuser. Je souhaite que ma jument soit contente d’être avec moi et de travailler avec moi. Jusque là, elle m’accueille toujours joyeusement dans le pré. Elle est super concentrée et appliquée pour la gymnastique à l’épaule. Et elle est très joueuse Online.

Petite critique rapide :

– trop lourde dans mes actions de rênes, il faut que je sois la plus légère possible. Avec un cheval lourd dans la bouche (ce qui est – à la base – le cas de Trifine, ce qui vient d’un problème lors de l’éducation au mors), nous avons tous tendance à renforcer nos actions de main. C’est tout le contraire : il faut rester toujours très léger en phase 1, en revanche… C’est comme à pied avec un cerveau gauche. Il faut être capable de monter vite et fort en phase 4, sans en abuser toutefois ! S’il y a trop de phase 4 sans résultat (ici, demi-arrêt – vers le haut et l’avant), elles n’ont plus aucun sens pour la jument qui est désensibilisée. Si la phase 4 est trop “faible” relativement au cheval étudié, il ne fera jamais l’effort : dans le cas de Trifine, ça se manifeste simplement par l’ignorance totale de la demande. Puis, comme elle s’ennuiera, elle essaiera de faire autre chose (notamment me trimballer, par exemple). Cerveau gauche, vous avez dit…? 🙂

– je “m’appuie” un peu trop sur la rêne externe, alors que je devrais la soutenir, même si je suis à pied et que ça nécessite un effort de ma part ! Ça nous mène à un rapport de force : je “tire” sans le vouloir sur la rêne, donc Trifine tire… Il faut être deux, pour tirer… Donc non seulement ça fausse les demandes, les actions, mais aussi la confiance.

– j’en demande toujours un peu trop ! C’est flagrant sur l’aspiration à la fin, où, au lieu de me contenter de l’effort, j’en redemande. Je rappelle qu’on reprend le travail… Dans l’épaule en dedans, j’ai de la légèreté à plusieurs reprises ; au lieu d’arrêter et de féliciter, je continue.

Globalement, Trifine est super concentrée et appliquée. A moi de corriger mes erreurs pour la motiver encore plus !

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