Anja Beran, art équestre et respect du cheval

Anja Beran
Anja Beran, piaffer en descente des aides.

Connaissez-vous le blog Demivolteface ? Amoureux de l’équitation classique, de légèreté ; vous qui rêvez d’un vrai beau dressage, respectueux du cheval, je vous invite à lire les papiers de ce blog qui regorge d’informations sur le sujet. C’est notamment par ce biais que j’ai découvert Anja Beran. Je ne regrette pas : méconnue du monde francophone, c’est une très belle équitation qu’elle promeut. Je me sens donc obligée de partager avec vous ce que j’ai lu dans son ouvrage “L’équitation classique dans le respect du cheval“, sorti en 2005.

Anja Beran

J’ai longuement hésité à acheter ce livre, pour plusieurs raisons :

  • les photos sont vraiment moches, de mauvaise qualité (et le résumé de l’ouvrage parle de “photos magnifiques”, bonne blague), floues, bref, ça fait très amateur.
  • je l’ai quelques fois feuilleté, et la première partie sur l’approche et l’entretien du cheval étant très old school, ça m’a freinée, puisque j’aspire à traiter le cheval avec plus de psychologie et de naturel que ça.

Finalement, après avoir visionné quelques vidéos disponibles sur Internet, je me suis dit qu’il fallait que j’en sache plus. Surtout que l’ouvrage a 10 ans et qu’Anja Beran est bien plus ouverte qu’elle n’en a l’air (elle a fait notamment venir Alexandra Kurland, pionnière du clicker training, dans ses écuries) ! Le livre de Beran inclut aussi des Questions/Réponses avec Gerd Heuschman, vous savez, ce vétérinaire allemand dont j’ai parlé ici.

  1. L’équitation classique selon Anja Beran : définitions et origines
Manuel Jorge de Oliveira
Manuel Jorge de Oliveira

Anja Beran, c’est une cavalière dont l’équitation est ancrée au Portugal, puisqu’elle s’est formée auprès de Manuel Jorge de Oliveira. Oliveiriste, tauromachiste, et éleveur de lusitaniens, son équitation est très juste mais sur les quelques vidéos trouvées sur Youtube, je trouve ses chevaux un peu tendus.

L’ouvrage commence par une tentative de définition ce qu’est l’équitation classique. Vaste sujet, et difficile de donner une définition qui soit universellement acceptée… En fait, il s’agit plutôt d’une longue liste de phrases décrivant l’équitation classique, ce qui prouve que c’est bien plus qu’un simple courant technique de dressage, mais une philosophie, ouverte à tous les types de chevaux. Je n’en garderais qu’une : “c’est la seule véritable équitation fondée sur le respect des besoins du cheval“.

La Guérinière.
La Guérinière.

Les origines de l’équitation classique remontent à 430 avant J.-C., avec le fameux “De l’Art Equestre” de Xénophon, premier traité d’équitation connu. Le siècle des Lumières apporte la légèreté de La Guérinière, fondateur de l’épaule en dedans, de la descente de main, célèbrissime écuyer dont tout le monde, même la FFE ou la FEI (fédération équestre internationale), prétendent s’inspirer. Si vous voulez en savoir plus, Alter Equus a réalisé un historique de l’équitation classique. Du 20ème siècle on retiendra le grand Nuno Oliveira que tout le monde connaît déjà, mais aussi les allemands Richard Wätjen et Otto Lörke, un des premiers cavaliers de dressage à dire que la légèreté peut s’obtenir avec toutes les races. Rendez-vous compte, c’était révolutionnaire d’avancer une chose pareille… Ce n’est donc que peu étonnant qu’aujourd’hui beaucoup de cavaliers conservent une mentalité assez fermée sur certaines races (poneys, chevaux lourds, etc.).

Richard Wätjen
Richard Wätjen

En bref, ce qui différence le dressage classique du reste, c’est l’importance qu’il accorde au bonheur mental du cheval, en plus du bonheur physique. L’équitation classique, c’est aussi une ouverture d’esprit : tous les chevaux peuvent être travaillés et menés à la Haute Ecole, à condition de respecter leurs besoins physiques et psychologiques propres. On retrouve ça chez Philippe Karl, d’ailleurs ! Bien entendu, cela signifie aussi que la définition du “bien-être psychologique” varie en fonction des époques et des cavaliers.

 

2. Qui est le cavalier de dressage classique ?

Un esprit sain…

L’attitude mentale est fondamentale : un bon cavalier possède une grande stabilité émotionnelle. Elle conseille fortement de travailler sur soi avant d’imposer ses problèmes psychologiques au cheval ! Un bon maître respire le calme et la sérénité, se remet sans cesse en question et a conscience du décalage entre l’image qu’on pense avoir et celle qu’on a  vraiment (Linda Parelli en a parlé lors de son stage en Belgique). Un bon cavalier est ici pour mettre en valeur son cheval, pas son égo ! L’amour du cheval est la base absolue de cette équitation : s’emporter une seule fois peut dégrader durablement la relation.

Dans un corps sain !

Anna Marciniak, cavalière de dressage travaillant exclusivement en renforcement positif, pratique énormément de sport pour améliorer son équilibre.
Anna Marciniak, cavalière de dressage travaillant exclusivement en renforcement positif, pratique énormément de sport pour améliorer son équilibre.

Il est rare de lire ça, car c’est assez polémique : le cavalier, selon Anja Beran, doit être un minimum actif, il doit se mouvoir avec aisance, et posséder un rapport poids/taille équilibré ! Si l’on veut que notre cheval soit symétrique, on doit l’être aussi : elle encourage donc à faire du yoga, de combiner l’équitation avec d’autres sports. (à ce sujet, Gina Pitti des Ecuries de Berlion propose des stages de yoga à cheval !) Pour elle, faire attention à son corps est nécessaire pour le bien-être du cheval. Je ne peux qu’approuver.

Un artiste rigoureux

On peut être talentueux, sans travail, on n’ira nulle part. L’assiduité, l’autodiscipline, la concentration, la capacité à mettre ses soucis de côté, se plonger dans la séance, et éviter les sources de distraction sont importantes. Vous discutez avec votre cheval, soyez poli et écoutez-le, monter à cheval n’est pas un passe-temps comme regarder un film. La parfaite maîtrise de soi est une façon d’imposer doucement son leadership :évitez de donner à votre cheval des raisons de vous manquer de respect“. Les personnes instables, non-charismatiques sont reléguées au rang inférieure de la hiérarchie, ce qui rejoint ce qu’on apprend chez Pat Parelli 🙂

L’équitation est un art : l’esthétisme a une place de choix dans ce livre (ce qui est curieux vu la qualité des photos). Elle encourage de porter un casque (ce qui fait rire quand on voit qu’elle ou ses cavaliers n’en portent jamais), elle dit aussi qu’il faut surveiller son langage : insulter son cheval, même s’il ne comprend pas, c’est lui manquer de respect. Encore une fois, je ne peux que la soutenir là-dessus.

Crédits photo : Jessica Garcia.
Alizée Froment sur Mistral. Crédits photo : Jessica Garcia.

En selle, soyez une danseuse ! Souriez à cheval, soyez efficace et discret, et gardez en tête le concept fondamental de l’équitation : la cession des aides. Autrement dit, utilisez le renforcement négatif, ce qu’on fait en “étho”, quoi 😉

3. Choisir et entretenir son cheval

Aujourd’hui, on valide des allures exceptionnelles ; avant on récompensait le cheval le mieux monté. Toutefois, choisir son cheval en fonction des allures serait foncer dans un mur. Pour elle, le choix du cheval se base sur l’harmonie entre le cavalier et l’équidé, en fonction de nombreux critères : race, âge, sexe, caractère, santé, taille, couleur, prix…

Je ne détaillerais pas vraiment ses conseils en matière de soins et logement, pas très modernes pour moi (box paddock, rations classiques, etc.), mais je retiendrais ça : il faut choisir une écurie CALME.

4. Le Débourrage

La préparation se fait à pied, en longe, avec le caveçon pour protéger la bouche. Son débourrage suit un processus assez classique, avec longe sur le cercle, marcher, trotter, galoper dans le calme et avoir un arrêt parfait étant les prérequis avant de se mettre en selle. La désensibilisation à la selle se fait dans le manège, pour ne pas contraindre le cheval à l’accepter ; c’est un travail très progressif sur plusieurs jours. C’est donc un débourrage très classique, mais respectueux.

Demi tour autour des épaules
Demi tour autour des épaules

Le premier assouplissement qu’elle enseigne est le demi-tour autour des épaules pour mobiliser les postérieurs autour des épaules : ça travaille la coordination, le pli n’est pas prioritaire, on veut d’abord enseigner au jeune cheval à comprendre son corps.

Le reculer vient aussi très vite. Le but est de l’effectuer seulement à l’assiette et au redressement du buste : c’est le premier pas vers le rassembler, vers le piaffer ! Avec cet exercice, on relève naturellement l’avant-main en stimulant les postérieurs. Un mauvais reculer se reconnaît au fait que le cheval traîne des pieds, ce qui signifie que la croupe monte. Enfin, un bon reculer se fait dans le calme et la lenteur : un reculer précipité n’assouplit pas.

Cession à la jambe
Cession à la jambe

Vient ensuite la cession à la jambe : il s’agit d’un déplacement latéral avec léger pli dans le sens opposé au déplacement. Ce pli aide le cheval à évaser et à charger l’épaule extérieure. Le poids de l’assiette doit s’accentuer du côté où l’on va, théorie que partage Philippe Karl, selon les lois physiques de l’équilibre. La cession à la jambe ne se réduit pas à du “croise-papatte” : on renforce chaque diagonal, on assouplit le côté externe au pli, on gaine le cheval ! Pour corriger les asymétries et atteindre la pleine rectitude, pensez à l’effectuer plus fréquemment côté raide. Ensuite, il est plus naturel pour un cheval de s’incurver dans le sens opposé au déplacement, d’où le fait qu’on commence par cet exercice.

Le cheval évite toujours naturellement un obstacle en s'incurvant vers l'obstacle. La cession à la jambe est donc plus naturelle que l'appuyer.
Le cheval évite toujours naturellement un obstacle en s’incurvant vers l’obstacle. La cession à la jambe est donc plus naturelle que l’appuyer.

Gardez en tête que vos aides sont comme les instruments d’un orchestre, elles doivent être dosées modérément. Enfin, on ne place pas un cheval… C’est quelque chose qui vient naturellement si le travail est bien fait.

5. Le dressage du cheval : premières étapes
Epaule en dedans.
Epaule en dedans.

Comment le cheval effectue plutôt que “quoi” il effectue

Les exercices sont des outils, certainement pas des buts. Ces exercices doivent rendre le cheval léger dans la main, l’aider à monter le dos, et encourager la poussée des postérieurs.

  • Utilisez les figures de manège pour assouplir : le coin, par exemple, est un quart de cercle !
  • Faites des cercles et voltes, en sachant que plus le diamètre diminue, plus c’est dur
  • Serpentines : prêtez plus d’attention à l’arrière-main et au dos qu’à la tête.
  • Le doubler dans la longueur permet de vérifier si le cheval est droit uniquement grâce au pare-bottes ou s’il est dans vos aides. Attention, on dit bien “droit”, on ne parle pas de la rectitude qu’on obtient après des mois d’assouplissement 😉
Epaule en Dedans
Epaule en Dedans

La fameuse épaule en dedans : c’est la base ! Son fonctionnement est simple : les épaules sortent de la piste, le postérieur interne s’avance sous la masse, renforçant l’arrière main. Cet exercice est bénéfique à condition que l’on cède dans les jambes et les mains quand le cheval y répond, pour que ça soit léger. Ensuite, il ne sert à rien de leur donner un angle immense pour faire beau sur les photos : votre cheval doit se situer uniquement sur 3 pistes pour que ça bosse vraiment. Attention à plus travailler le côté raide que le côté souple. C’est de cette façon qu’on rend le cheval symétrique.

 

 

 

Travers/renvers

Les travers et renvers sont l’inverse de l’épaule en dedans : le pli est du côté du déplacement. Ils ne sont juste que si le cheval cède bien dans la rêne interne, en prenant contact avec la rêne externe.

 

 

 

Oliveira à l’appuyer

L’appuyer c’est simplement un travers effectué sur la totalité de la piste. L’inverse d’une cession à la jambe, quoi. Lors de ces deux exercices, les épaules sont légèrement en avance sur les hanches.

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Extension d’encolure.

Attention à laisser le cheval s’étendre entre chaque exercice pour éviter une contracture ! Les pauses sont indispensables car pour muscler votre cheval, il faut que ses muscles récupèrent. Notez également qu’il doit y avoir prédominance de la rêne extérieure, c’est elle qui aide et guide la cheval, l’aide quand il a besoin. La rêne intérieure, elle, demande le pli mais cède tout le temps. Pensez à incurver plus régulièrement le côté raide.

L’enseignement de Beran suit une philosophie particulière.

  • Déjà, pensez progression : on ne doit enseigner les exos au trot que s’ils sont bons au pas
  • Faites des simulations à pied en piste en énonçant les aides à utiliser pour les exercices qui vous posent problème pour être efficace une fois en selle.
  • Ne PAS enrêner : résister et le seul moyen qu’a le cheval d’exprimer son inconfort.
  • Pour Beran, l’encolure est surestimée en équitation. Pour elle, la priorité va au dos : même si cela ne donne pas l’air “pro” de monter un cheval ouvert, on privilégie le dos et la nuque se fermera toute seule après… Si le travail est bien fait !
  • L’équitation en “tire-pousse” très en vogue mène à la résignation psychologique du cheval.
  • Le contact doit être pris par le cheval et pas par le cavalier. Imaginez avoir un poussin entre les mains, pas plus. Ajustez vos rênes en fonction de ce que votre cheval demande…

Philippe Karl et Odin au piaffer, et levade

Elle enseigne ensuite le piaffer. Effectivement, ça paraît tôt dans la progression, mais souvenez-vous : les exercices sont des outils, non pas des buts, et le piaffer est un exercice de rassembler relativement accessible. Anja Beran commence par apprendre au cheval à lever les postérieurs à l’arrêt, sur demande, puis au pas rassemblé pour diagonaliser.

Elle ne cherche à améliorer le galop qu’après avoir enseigné le piaffer. Le galop, lorsqu’il commence à être abouti, ne se demande qu’à partir du pas, dans le calme absolu. Pour améliorer le galop, plusieurs options : faire de multiples transition galop/pas, galop/arrêt, des épaules en dedans au galop, du galop à faux etc.

Travail d’une élève de Dominique Bélaud, instructeur de l’Ecole de Légèreté de Philippe Karl

Puis, elle apprend au cheval le pas espagnol, qui contrairement à ce qu’on a décidé dans la “norme” compétitive, a un certain intérêt pour améliorer la coordination et assouplir les épaules. Nuno Oliveira défend ardemment cet exercice, d’ailleurs.

Pour ce qui est des changements de pied en l’air, il faut naturellement que le cheval sache déjà partir au galop à juste et à faux du pas avant de les aborder.

Remarques générales sur la progression

  • Au début du dressage, les mouvements sont assez grossiers, ensuite, un simple murmure suffit : les chevaux méritent un langage fin !
  • L’encolure est un bon indicateur de la qualité de la transition. Il faut travailler de l’arrière vers l’avant : si l’encolure remonte ou se rigidifie lors de la transition, travailler l’impulsion et la souplesse de l’arrière-main plutôt que la place de l’encolure.
  • S’il y a muserolle, elle doit être lâche. Beran rappelle l’importance de la décontraction de la maxillaire inférieure.
  • Faites des pauses rênes longues, adaptez la séance au cheval, finissez sur une note positive.
  • Elle critique fermement les enrênements, particulièrement les rênes allemandes : ces outils empêchent le dialogue. Lorsque le cheval se contracte, lève la tête, c’est qu’il y a un message à entendre…

Image de Philippe KarlAnja Beran émet aussi une critique, certes plus nuancée que celle de Karl, de l’évolution de l’équitation allemande.  Elle explique de manière très simple comment cette équitation d’inspiration militaire, pragmatique, utilitaire, est lourde, puisqu’elle est entièrement focalisée sur la nuque, et basée sur la force. Tandis que l’equitation française est basée sur la bouche donc la légèreté. Elle cite notamment le Général Decarpentry, qui dit que les allemands ne comprennent pas la Guérinière. Pour elle, l’équitation allemande d’aujourd’hui accorde plus d’importance à la précision des figures qu’à la légèreté.

6. Le cheval avancé

A priori, une majorité de chevaux peut aller jusqu’ici, mais un cheval “lambda” aura sûrement moins de brillant que l’on souhaiterait.

C’est seulement maintenant qu’on aborde le passage : il est extrêmement exigeant pour le dos et requiert une grande force. En selle, il doit être agréable s’il est juste. Techniquement, c’est piaffer auquel on ajoute du mouvement en avant. Au début, Beran laisse la mise en main de côté. Tout au long de son apprentissage, il ne pas y avoir du tout de poids dans les rênes, le cheval doit se soutenir tout seul. Elle critique fortement la technique qui consiste à allonger le trot à tenir fortement le cheval devant ; c’est le meilleur moyen de créer des contractions, des foulées piétinées, et artificielles !

Uta Gräf, sans mors avec Le Noir, au passage vers 1 min.

Faites très attention à l’observation !!! Il ne faut pas se laisser impressionner par un cheval à la locomotion puissante et sanctionner un bon passage sur un cheval “lambda”.

On aborde aussi ici la pirouette : le cheval sait faire les épaules en dedans, les travers et renvers, les appuyers, le tout au galop… Il peut alors commencer le travail de la pirouette. Viennent ensuite les changements de pieds rapprochés.

Ce n’est étonnamment que maintenant que l’on aborde les allongements : contrairement à ce que l’on croit, lors des allongements, le cheval doit se porter tout seul, ce qui est extrêmement dur. L’allongement doit venir de l’arrière-main et ne doit pas être une accélération de l’allure. Théoriquement, la cadence ne change pas, on couvre seulement plus de terrain avec un rythme similaire. Les chevaux d’Anja Beran n’abordent les allongements qu’une fois le passage abordé. Elle cite Racinet : “L’allongement n’est plus le contraire du rassembler, mais plutôt l’expression du rassembler dans une allure soutenue, ce qui ne peut s’obtenir qu’avec un cheval parfaitement dressé“. A méditer.

7. L’excellence

Quelques exercices que l’on peut maintenant travailler :

  • Le trot espagnol, qui présente peu d’intérêt en terme d’assouplissement mais qui est très dur physiquement, peut être abordé enfin.
  • Le galop sur place
  • La levade ou pesade
  • Les airs relevés
  • Elle explique que le couronnement suprême en art équestre consiste à mener uniquement sur le mors de bride. Elle n’explique pas vraiment pourquoi, et étant une éternelle sceptique de l’utilité de la bride, forcément je ne comprends toujours pas pourquoi. Si quelqu’un veut bien m’expliquer, je suis preneuse 🙂
Bilan de la lecture

L’ouvrage de Beran se veut très pragmatique : il est truffé de conseils techniques pointus, de l’épaule en dedans au passage. Pour un lecteur débutant, ça risque d’être parfois un peu trop, tandis que pour le lecteur qui voudra approfondir l’intérêt de chaque exercice, je pense que c’est un poil léger. Elle explique les bénéfices, bien sûr, mais c’est relativement simplifié. Le point fort du livre est sa collaboration avec Heuschmann : pas tellement pour ses conseils équestres, mais pour les planches anatomiques hyper complètes du squelette, des muscles, profonds et superficiels du cheval à la fin de l’ouvrage. On devrait tous avoir ça dans sa bibliothèque. Le seul point dommage, c’est qu’il manque un lien entre les muscles, le squelette, et ce que chaque exercice travaille. J’ai aussi apprécié les très nombreuses citations tout au long du livre.

La philosophie de Beran vaut vraiment le détour, je crois. Son équitation est centrée sur la légèreté et sur le bien-être mental du cheval. Elle tient chaque année un workshop sur plusieurs jours dans ses écuries. Si jamais quelqu’un veut m’accompagner… 😛

 

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