5 clés pour booster votre progression et arrêter de stagner

Et si on se calmait avec les débats et qu’on parlait un peu plus technique ?

Sur le terrain, j’observe que beaucoup de cavaliers stagnent ou ne progressent pas aussi vite qu’ils le souhaiteraient, ou même qu’ils le pourraient. Pourtant, parfois ce sont de simples petites choses à mettre en place tout doucement qui peuvent booster votre avancée… Voici quelques petits tips à appliquer chaque jour.

#1 – Être plus rigoureux !

Le manque de rigueur, il s’inscrit dans plusieurs choses :

  • la régularité de vos séances
  • la précision de vos gestes
  • l’application de votre technique
  • l’exigence vis-à-vis de vous-même et également vis-à-vis de votre cheval

Si l’un de ces points n’est pas correctement suivi… On peut perdre de la vitesse dans notre progression, voire carrément observer des comportements bizarres apparaître chez son cheval sans se l’expliquer.

  • pensez à vous fixer un nombre minimal de séances par semaine, ainsi qu’au moins une seule séance sans “rien” faire de spécial ou de difficile (balade tranquille ou séance à pied cool, voire carrément “undemanding time”, pansage, massage, brouter en longe…)
  • tous vos gestes comptent ! Tous ! A partir du moment que vous arrivez en prairie, soyez rigoureux et ne faites pas les choses à l’arrache. Démarrez dès que vous arrivez à l’écurie. Exigez de vous-même d’être impeccable dans votre gestuelle et de sans cesse faire l’effort de donner le meilleur de vous.
  • votre savoir, votre connaissance doit être utilisée. Sinon, à quoi sert-elle ? Gardez en mémoire tous les conseils qu’on vous a donné et appliquez-les pour de vrai. Faites votre échauffement en arrivant au stade “Calme, Connecté et Réactif”, appliquez les bonnes stratégies, et en selle, soyez très exigent vis-à-vis de l’indépendance de vos aides.
  • N’oubliez pas de ne pas baisser vos standards au fur et à mesure que la routine s’installe. Ça n’est pas parce que vous faites une petite séance tranquille qu’il faut tolérer que votre cheval pèse comme un âne mort sur le licol, ni qu’il vous bouscule. Vous devez toujours garder le même niveau d’exigence.

#2 – Ayez toujours un plan de séance

Ne pas avoir de plan de séance, c’est probablement LE plus gros problème de beaucoup de cavaliers. C’est un peu comme prendre votre voiture, sans savoir où vous voulez aller… Vous risquer de errer longtemps, non ? Si vous savez où vous devez aller, vous saurez comment y aller.

C’est pareil avec votre cheval : si vous avez un objectif clairement défini, vous saurez quoi mettre en place pour y arriver. Votre cheval va être soulagé d’avoir un chef d’équipe clairvoyant ! Il va avoir un cadre clair, un repère lisible, un objectif clair et surtout, un humain qui sait où il va. Et ça, pour un cheval, ça n’a pas de prix. Vous pourrez mettre en place une progression et un apprentissage décomposé qui sera facile et fun pour lui.

N’arrivez jamais en piste sans avoir une idée claire de votre objectif du jour.

#3 – Fixez-vous des objectifs court, moyen et long terme

Il sera plus simple de vous fixer des plans de séance chaque semaine si vous savez où vous voulez aller sur le long terme.

Personnellement, je vous encourage toujours à voir dans le futur :

  • où voulez-vous être dans 1 mois ?
  • où voulez-vous être dans 3 mois ?
  • où voulez-vous être dans 6 mois ?

Pour illustrer, voici l’exemple avec San :

  • dans 1 mois, j’aimerais avoir définitivement réglé le problème de rapport à la jambe que San démontre. J’aimerais qu’elle montre un très bon rapport au contact avec des extensions d’encolure faciles et une mise en avant propre, et ce, en piste et en extérieur.
  • dans 3 mois, j’aimerais l’avoir déjà amenée sur des terrains de concours en touriste pour qu’elle montre une relaxation dans cette ambiance. J’aimerais qu’elle montre un meilleur équilibre au galop, notamment sur les barres au sol, et qu’on ait démarré un travail de deux pistes basique. J’aimerais qu’elle soit capable d’exécuter en longe et en liberté la plupart des difficultés du Level 3 Parelli.
  • dans 6 mois, j’aimerais faire déjà une petite sortie en concours, voir une nette différence dans sa ligne de dos et dans sa musculature de façon plus globale. Je souhaite qu’en Freestyle, elle réponde correctement avec la plupart des difficultés Level 3.

#4 – Se faire correctement accompagner

Bon, ce point il est compliqué. Car parfois, même un prof orienté “étho” nous fait faire de grosses bêtises qu’on paye des mois plus tard. Alors je dirai : si votre prof vous permet de réellement avancer, que vous vous sentez bien avec lui, alors continuez.

Parfois, il est compliqué de trouver un prof “parfait”. Alors dans ce cas-ci, je vous recommande vraiment de vous faire accompagner via des livres, testez les coachings à distance (pas forcément les miens lol), allez voir des stages en auditeur, bref… toutes les sources d’infos peuvent être bonnes à prendre pour avoir une structure pédagogique.

#5 – Restez constant dans l’approche choisie

Aujourd’hui, le papillonnage est encouragé à cause du trop-plein d’informations circulant partout. Quand on est passionné, il est parfois difficile de manquer de constance dans l’approche choisie. Eh oui, avec les chevaux, cela prend souvent du temps et il ne faut pas attendre des résultats incroyables immédiats !

Alors il faut apprendre à être patient et à plonger pleinement dans une approche pour vraiment avancer. Je suis plutôt du genre à encourager à aller au fond des choses pour s’en faire un avis propre et argumenté. Tester une méthode / une approche / un prof une fois et prendre une décision immédiate quant à sa qualité, ça n’est pas constructif ni pour vous, ni pour votre cheval. Essayez de rester constant pour vous permettre d’avancer pour de vrai !

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